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RENCONTRE avec Léon RENARD
"apprivoisons le cancer !"
Seize ans après, le psychologue belge re-publie le livre précurseur où il dévoilait à l'époque la " médecine nouvelle " du Dr Hamer. Il pense plus que jamais que la gestion des émotions est la meilleure manière - non pas de vaincre - mais d'apprivoiser la maladie. 
 
Léon Renard est psychologue, thérapeute et président de l'asbl Objectif Santé Globale. Dans son ouvrage récemment réédité: " le Cancer apprivoisé. Les ressources insoupçonnées de l'être humain ", il insiste sur l'importance de se positionner comme véritables acteurs de guérison face à ce type de maladie. Comment ? Par la mobilisation des ressources psychiques que chacun possède et par la compréhension des messages de vie contenus dans ce lourd dysfonctionnement. Une autre manière d'aborder le cancer, ne rejetant pas la médecine classique, bien sûr, mais rendant à l'être humain et dans ce contexte précis, toute sa dimension holistique.
Le cancer fait peur et condamne d'emblée une personne diagnostiquée comme telle. Quel est le regard nouveau que vous avez désiré apporter ?
Enrichi d'une expérience de plus de vingt ans, j'ai pu, c'est vrai, aborder en profondeur, tout ce qui gravite autour de la maladie, qu'elle soit bénigne ou bien plus grave, comme le cancer. Et mon intérêt, ma passion s'est toujours focalisée sur l'étude et la compréhension des facteurs psychobiologiques inhérents aux dysfonctionnements divers, à la maladie. Je me suis longtemps penché sur la pensée de Simonton, Hamer, Laborit et Le Shan et je fais d'ailleurs, dans mon ouvrage, la synthèse de leurs études respectives menées dans ce domaine tout en l'agrémentant de ma propre expérience de thérapeute. Je suis
de plus en plus convaincu que les conflits provoqués par des événements de vie, qu'ils soient conjugaux, familiaux, sociaux ou professionnels, ne se matérialisent pas " par hasard " dans notre organisme et trop peu de gens en ont la conscience. (Je rappelle que ce sont toujours des conflits dramatiques et imprévisibles vécus dans l'isolement qui débouchent sur des cancers. Lire à ce sujet la Médecine nouvelle La Quintessence du docteur R.G Hamer). On ne fait que parler du cancer aujourd'hui, les médecins se mobilisent, les études se
multiplient de par le monde monde et pourtant...le constat est là : trop de gens en sont atteints et se sentent totalement démunis face à celui-ci. C'est bien sur ce dernier point que porte ma réflexion et mon souci d'informer. Je veux combattre ce " terrorisme mental " qui consiste à maintenir et confiner le malade dans un implacable sentiment d'impuissance, de culpabilité, de dévalorisation graduelle... Car c'est justement à cause de ces divers sentiments qu'une personne empêche, peut-être, et inconsciemment, sa guérison. L'idée, trop largement admise, que le cancer tue inévitablement, affecte profondément la façon dont réagissent les malades. Bien sûr, je ne remets pas en cause les éléments " mufti-factoriels " propices à l'apparition de cette maladie, mais je pense que celle-ci n'est pas une maladie héréditaire, à virus ou à microbes mais une maladie de l'organisme total, incluant le physique et le psychique.
La maladie est une forme d'hygiène, une forme d'épuration d'un abcès émotionnel qui n'arrête pas de couler...
On l'a compris : notre corps ne serait donc pas seul en cause dans la maladie, mais encore...
Combien de décennies se sont écoulées en essayant de décortiquer les moindres parcelles de notre corps, ses réactions, contre-réactions, parfois totalement inexplicables d'ailleurs et face auxquelles les
médecins parfois restent bouche bée.
Dois-je rappeler que l'homme est un être double muni d'une partie matérielle qui est le corps et d'une partie immatérielle composée de l'âme et de l'esprit ? Personne ne peut explique ce que sont l'âme et l'esprit. Mais toujours est-il que nos émotions, notre sensibilité, et la manière dont nous les gérons et vivons jouent un rôle primordial dans notre équilibre psychique et donc physique. Si nous avons en nous le pouvoir de nous rendre malades, nous avons aussi celui de guérir. Pourquoi ne pas penser que la maladie (" mal à dit ") est même plus qu'un message ? Qu'elle n'est pas une fatalité mais peut-être une fabuleuse aventure de l'évolution des espèces et qu'elle peut être utilisée par l'être humain pour guérir et progresser vers l'éveil de sa conscience ? Vaste programme... J'aborde aussi dans mon livre la spiritualité comme donnée importante dans le processus de guérison. Celui-ci réside, à mon sens, dans l'utilisation de la faculté de s'harmoniser avec l'énergie de l'âme... J'ai écrit ce livre pour " démystifier " le cancer et pour renverser la vapeur du défaitisme, afin de renforcer notre immunité à tous niveaux.
Tout au long du livre, vous insistez sur le mot " apprivoiser " : la maladie, le cancer...
Depuis toujours, les médecins et autres personnes travaillant sur le cancer en n'excluant pas la donnée psychique, ont toujours utilisé des mots de lutte, de combat, d'agressivité par rapport à celui-ci. Tout un vocabulaire presque " militaire " était utilisé pour combattre et détruire l'ennemi. Si je reprends la pensée du Dr Hamer, on peut dire plus justement que la maladie est une partie animale, très archaïque et munie de mémoires ancestrales qui réagit en nous pour nous faire trouver une solution face à un échec, un conflit, quel qu'il soit. Et c'est à l'homme, donc, d'apprivoiser sa partie animale...Car c'est bien le conflit émotionnel passant par le corps et inscrit dans celui-ci qui provoque la maladie.
Propos recueillis par Laetitia Missir de Lusignan
Pour info :
Léon Renard, "Le Cancer apprivoisé.". Préface de Jean-Jacques Crévecoeur. Ed. Quintessence, 2006.
" La médecine de l'âme du docteur Edward Bach ". Ed. du Rocher.
Atelier : Guérir l'imaginaire le samedi 10 juin 2006 de 9h00 à 18h30
 Info Objectif Santé Globale.
Voir aussi le site de Léon Renard: www.alasanteglobale.com


 



Article d'Olivier GRANDRIE
L'animal Miroir d l'homme
Ce livre regroupe trois thèmes appréciés des médias : les animaux de compagnie, les médecines douces humaines et vétérinaires, la recherche de soi.

A notre époque d'errance intellectuelle entre des courants de pensées scientifiques et philosophiques, l'animal de compagnie est une assurance, un retour à la nature, un enracinement qui comble les besoins d'une humanité perplexe. L'homme est à la recherche de lui même et son animal favori est un miroir vivant de sa nature biologique. Il est donc fascinant de l'observer et de partager sa compagnie. L'animal c'est un corps de joie, de jeu, mais aussi de besoins et de souffrances, c'est une proximité affective de dépendance, il partage les émotions, il apporte le réconfort. Il est une promesse d'échanges qui seront authentiques. Il est certes une charge mais plus encore une "décharge" en ce sens où c'est auprès de lui que l'état de stress de son maître s'apaise que sa dépression se calme, que le sentiment de solitude disparaît. L'animal dans la compagnie de l'homme répond à un besoin et il suffit de constater l'énorme expansion des activités le concernant pour en mesurer l'importance :
- Expositions canines et félines internationales, clubs de races, agility, hypermarché de l'animal, revues spécialisées...
- La photo d'un animal nous attendrit, la vie des animaux a toujours autant de succès auprès des spectateurs...
- La médecine vétérinaire est plus performante pour répondre aux demandes toujours plus pointues et légitimes des maîtres.
Ce livre apporte un éclairage nouveau sur l'incidence d'une proximité humaine dans l'apparition des maladies aux animaux domestiques. La ressemblance maître chien a été traitée dans le domaine humoristique. Dans ce livre de nombreux témoignages exposés sous forme de cas cliniques révèlent le sérieux du constat des similarités pathologiques entre le maître et son animal.

D'origines géographiques et culturelles éloignées, les médecines douces représentent pour beaucoup un mystère qui est entretenu par un vocable inadapté à notre époque. Comparer les différentes médecines c'est les soumettre aux connaissances actuelles pour en trouver une organisation commune. Dans la pratique vétérinaire l'effet placebo s'élimine d'emblée, la compréhension des mécanismes opérants en est facilitée. La médecine appliquée dans un pays est signifiante, elle renseigne sur les modèles de représentation que les habitants dans leur culture ont d'eux-mêmes. Les différentes médecines pratiquées dans le monde sont autant d'approches dans l'avancement de l'homme vers une connaissance plus globale de son être. Ce livre apporte un éclairage nouveau sur les médecines douces. En les comparant se dévoilent leurs fondements qui révèlent des lois qui s'appliquent de tout temps au monde biologique. Ces lois relient les médecines mais aussi les êtres, un mathématicien du début du siècle en avait établit les équations dans la théorie générale des systèmes.

La question fondamentale qui pousse l'humanité dans la recherche est "qui suis je". De là naît un dynamisme fait d'interactions multiples avec tout ce qui l'entoure. La première réponse est cherchée spontanément dans l'extérieur, c'est à dire le monde phénoménal dont l'analyse apporte des modèles de compréhension. Mais l'analyse en isolant les composants s'expose à une perte des rapports et des liens d'interactions, ce qui fausse le résultat. S'en apercevoir c'est modifier le regard sur les phénomènes en cherchant les processus interactifs qui unissent les composants. Ce livre apporte un éclairage sur nous  même qui n'est pas si nouveau puisque les traditions affirmaient quelque organisation intérieure qui se confirme en médecine énergétique aussi. Nos illusions isolationnistes enfantines entretenues par l'apparence cèdent difficilement. La compréhension que des processus organisateurs ont agi avant nous c'est à dire avant le "je pense donc j e suis", à travers nous (organisation de la planète) et au delà de ce que nous sommes actuellement (évolution de l'humanité) nous responsabilise plus encore sur notre part active et maintenant consciente de l'évolution. Ce livre permet un regard réflexif ; à travers l'animal c'est l'homme qui se cherche et finalement naît à lui même.

Tous ces thèmes traités apportent des réponses d'autant qu'ils sont accompagnés d'histoires vécues qui en assurent la fiabilité et le rationnel. Ce livre n'est pas un glossaire. Une progression au cours de la lecture amène petit à petit à reconsidérer les croyances fondamentales. Se libérer des dogmes c'est s'ouvrir aux possibilités de l'imaginaire curatif, c'est reprendre sa vie en main, c'est comprendre que de nombreux choix se présentent pour solutionner les difficultés. Ce livre s'adresse donc aussi bien aux détenteurs d'animaux domestiques qu'aux curieux des méthodes curatives, et qu'aux chercheurs de vérités existentielles.

L'auteur : ancien chroniqueur de la revue "nos chats" et participant de l'encyclopédie des chats, puis plus engagé dans des publications de compréhension des médecines douces ("biocontact") a suivi le courant qui au travers de son expansion a conduit à la reconnaissance de l'efficacité et du besoin des autres médecines. Il exerce ces spécialités en pratique vétérinaire ce qui est un gage de l'authenticité des cas cliniques décrits dans son livre.



ARTICLE de SANKALPO
REIKI : DE NOUVEAUX HORIZONS

Je n'ajoute pas un livre de plus sur l'étagère encombrée du Reiki.
Ce livre veut justement faire place nette et claire, rendre ses dimensions spirituelles, son intelligence à ce qu'on appelle le Reiki. Je bouscule toutes les fadaises écrites à son sujet.
Grâce à des années de voyages en Asie et à ma connaissance des sciences ésotériques indiennes, il m'a été transmis des clefs de compréhension nouvelles et une approche radicalement spirituelle de cette tradition d'Usui. Tradition malmenée partout dans le monde. Cette science très vite a été réduite à une fabrique de petits miracles.
Il est temps de dire plus que la vérité c'est à dire le sens et la nature profonde de cette tradition.
Il est temps aussi de la mettre vraiment au service de plus d'humanité, de plus d'être et de
joie à être.
Dans notre monde contemporain générateur de malaises, nous avons besoin de vivre autrement, de nous relier réellement aux forces de vie d'amour et de lumière. Nous en avons besoin énergétiquement et au quotidien. Ma nouvelle approche du Reiki, le Néo Reiki, reste fidèle au quatre symboles et aux rituels d'initiation. Il donne la possibilité de vivre le coeur et la science d'une spiritualité sans attendre on ne sait qui ou on ne sait quoi.
En particulier je dévoile de manière compréhensible ce que sont les lois ésotériques des 7 corps et comment les initiations les traversent, les modifient. Je fais le point sur les bienfaits mais aussi les dangers d'initiations mal faites, mal préparées. Des lois existent, on se doit de les respecter.
Je développe aussi ce qu'on occulte dans ce monde : la force positive de l'inconscient à portée de main, sans longues épreuves, si on est correctement initié.
Le dialogue avec l'Enfant Intérieur est un chemin simple, immédiat.
Je dévoile aussi de nouvelles manières d'approcher le supraconscient et la médiumnité.
Je donne des repères pour faire le tri entre les channelings qui aident et les autres qui n'aident pas et j'explique ce processus mystérieux que le Reiki peut permettre d'expérimenter.
Je décris aussi le processus de soins inédits venu du Tantra indien.
Le Néo Reiki  fait un lien durable et harmonieux entre inconscient, conscient et supraconscient. Cette approche n'a jamais été développée dans le Reiki traditionnel et encore moins explorée.
Mon livre n'est pas fait de belles déclarations universelles, il s'appuie sur ma pratique, sur l'expérience de dizaines de groupes de formation, sur un travail avec des centaines d'élèves.
Il peut donner à chacune et chacun la possibilité de rebâtir sa totalité.
Ce n'est pas une technique de plus mais le partage effectif d'un mystère ancestral.

Mon livre n'est pas abstrait, il raconte mes voyages en Asie, mes rencontres avec des maîtres, mes efforts pour tirer du silence ou de la bêtise la tradition du Reiki. J'ai écrit en pensant à tous celles et ceux qu'on avait  bernés en ne leur transmettant que des broutilles alors qu'ils avaient soif de vastitude et de lumière.
Mon livre s'adresse aussi à ceux qui sont sensibles aux traditions spirituelles asiatiques.
Il a été publié en Inde dans sa première version en 2001 par Diamond Books, éditeur majeur des grands textes spirituels indiens.

Henri VIRET  -  SANKALPO



Article de Jean-Marie LANDOUZY
MAL DE DOS - MAL DE DENTS
Mal de dos, Mal du siècle. Combien de fois n'avez-vous pas entendu cette phrase ?
Pourtant le XXè siècle est passé, le deuxième millénaire est achevé et l'homme souffre toujours du dos. Depuis qu'il est bipède l'homme souffre de son dos ! Sa position érigée et son travail sont les causes essentielles de ce mal redouté. Planté sur ses pieds il se sert de son dos pour soutenir ses bras qui lui permettent de travailler. Le quadrupède, plus équilibré sur ses quatre points d'appui, résiste mieux à la pesanteur et comme il ne travaille pas ses articulations vertébrales sont moins sollicitées que celle de l'humain.
La majorité des problèmes de dos proviennent de tensions anormales qui s'exercent sur nos articulations vertébrales et sur nos muscles. Un bon équilibre architectural du corps est le premier garant d'une posture qui évite des tensions musculaires et articulaires anormales.
Depuis longtemps déjà nous savons que la posture de l'homme est importante pour résister à la pesanteur. Une bonne position du corps permet de résister à l'effet de compression de la pesanteur en répartissant les forces sur des surfaces articulaires prévues pour résister. Les orthopédistes se sont intéressés depuis longtemps à notre équilibre assuré par nos jambes, notre bassin et notre colonne vertébrale. Un élément a été souvent omis dans cet équilibre : la tête.
Les causes du mal de dos sont nombreuses. Une des causes la moins connue est l'influence des dents et notamment celui de l'équilibre de l'engrènement dentaire et de la mandibule. Environ 35% des patients qui souffrent du dos sont concernés. L'équilibre de la mâchoire est aussi la cause de nombreuses douleurs et pathologies. Ces dernières années les médias ont attiré l'attention du public sur cette relation pourtant connue des milieux médicaux depuis 1934.
Ce livre est une première dans le sens où il explique parfaitement comment les dents peuvent provoquer un déséquilibre de la mâchoire et faire apparaître des douleurs
Nous n'avons qu'un ennemi : la pesanteur (Gabriel Matzneff)
Des travaux ont mis en évidence une relation entre des douleurs vertébrales et crâniennes par un déséquilibre des articulations temporo-mandibulaires.  En 1934, le Docteur Costen, aux Etats-Unis, décrit un ensemble de symptômes provenant d'un mauvais positionnement de la mandibule et de l'engrènement dentaire:
Les symptômes localisés aux articulations temporo-mandibulaires  et à la face:
Douleurs et craquements,
Limitation de l'ouverture buccale.
Névralgies faciales.
Migraines, Douleurs des oreilles.
Acouphènes ou sifflements d'oreilles
Vertiges.
Sensations de brûlures de la langue, des ailes du nez, des lèvres.
Sécheresse de la bouche.
Perlèche.
Les symptômes localisés à d'autres parties du corps :
Douleurs cervicales.
Douleurs de la gorge.
Douleurs dorsales.
Douleurs d'épaule.
Douleurs lombaires.
Sciatique.

Plus récemment le Docteur Mergui, dans son livre associe la fibromyalgie à ce déséquilibre.
En ce qui concerne le mal de dos, l'auteur a constaté qu'environ 35% des patients qui souffrent du dos de manière chronique présentent un déséquilibre de leur occlusion dentaire. En rétablissant cet équilibre les douleurs chroniques disparaissent. Le mal de dos n'est pas le seul à se manifester avec le déséquilibre de l'occlusion dentaire. Bien d'autres maladies sont déclenchées par ce déséquilibre. Mais ces douleurs peuvent avoir d'autres origines il est donc important de connaître toutes les causes qui peuvent engendrer ces douleurs. Dans un chapitre spécial, les causes diverses sont citées ainsi que la manière dont le déséquilibre dentaire intervient.
Que l'on parle de migraines, vertiges, céphalées, sifflements d'oreille l'auteur fait une liste des causes possibles de ces pathologies permettant au lecteur une investigation personnelle sur son cas.
Les craquements de la mâchoire sont expliqués: La cause de ce claquement qui se produit en baillant, en mangeant, en ouvrant la bouche et qui est produit par la luxation d'un cartilage situé dans l'articulation temporo-mandibulaire. L'auteur nous donne les causes de la luxation et les moyens utilisés pour le faire disparaître.
Le traitement de ce syndrome est difficile. Jean-Marie LANDOUZY, ostéopathe, par un travail de vingt ans dans un service de Stomatologie du C.H.R. de Lille, avec une équipe de médecins et de chirurgiens-dentistes a travaillé sur les causes du déséquilibre de la mandibule et ses retentissements sur l'ensemble du corps. Il explique comment ce déséquilibre engendre les douleurs. Dans un premier livre destiné au monde médical il a développé son apport à cette pathologie et les techniques dentaires et ostéopathiques pour traiter efficacement les causes de ce déséquilibre.
Devant la détresse de nombre de patients atteints par cette maladie, il s'est décidé à écrire un livre pour que le grand public puisse, lui aussi, connaître cette pathologie :
" Comment la diagnostiquer avec certitude.
" Etablir les causes et les traitements.
Pour permettre au lecteur de pénétrer dans ce monde d'une manière douce et progressive, il raconte son travail de vingt années en l'émaillant de cas cliniques, d'anecdotes qui lui sont arrivées. Le lecteur rentre doucement dans cette histoire pour y comprendre l'ostéopathie, y acquérir des notions d'anatomie et les signes cliniques qui accompagnent cette pathologie.
L'histoire de cette recherche permet au lecteur de trouver un peu de repos dans cet univers aride de l'anatomie et de la biomécanique des articulations temporo-mandibulaire par des anecdotes, des cas cliniques qui illustrent bien les propos de l'auteur.
L'auteur a bien décomposé les mécanismes qui déclenchent le déséquilibre et les douleurs et il indique clairement comment, sur un sujet, on peut créer artificiellement les déséquilibres successifs qui entraînent la pathologie.
En développant un chapitre à toutes les maladies qui peuvent être en relation avec le déséquilibre décrit, il cite aussi, pour ces même maladies, les autres causes afin que le lecteur comprenne que ces douleurs peuvent être liées à d'autres causes.
Il consacre, pour les patients atteints par cette pathologie, un chapitre sur la relation qui doit s'établir entre le patient et le praticien. Les traitements de cette maladie sont souvent longs et difficiles, il est nécessaire que les praticiens soient en harmonie avec leurs patients. Comprendre son thérapeute et en être compris est indispensable dans un traitement qui demande une complémentarité indispensable.
L'auteur consacre tout un chapitre aux différents traitements qui permettent de guérir cette pathologie. L'ostéopathie est souvent indispensable pour compléter les traitements des chirurgiens-dentistes et des orthodontistes. Il indique comment commencer le traitement et comment le conduire car il s'agit souvent d'un traitement long.
En effet, s'il est bon de trouver les moyens de guérir une maladie il est tout aussi important de s'en prémunir. Cette prévention commence dès le plus jeune âge pour éviter que leur enfant acquiert et conserve un bon équilibre de sa mandibule par des fonctions oro-faciales (respiration, déglutition, mastication) normales.
Beaucoup de parents se posent des questions sur l'orthodontie de leurs enfants, en lisant ce livre, ils comprendront pourquoi il est important de leur donner un bon engrènement dentaire afin de maintenir une posture équilibrée, éviter les scolioses et les mauvaises attitudes.
Destiné au grand public ce livre est utile aux praticiens de santé qui sont confrontés à cette pathologie complexe et difficile à comprendre. Pour cela il donne une fiche d'examen qui peut être employée par le patient comme par le praticien pour déterminer, dans un ordre précis, les causes possible des déséquilibres et comment y remédier simplement.
L'occlusion partie importante de l'Art Dentaire est une science complexe et sans entrer dans des considérations trop techniques l'auteur expose comment les dents peuvent générer le déséquilibre de la mâchoire et entraîner des troubles posturaux majeurs.
Beaucoup de personnes souffrent de SADAM : Syndrome  Algo-dyfonctionnel de l'Appareil Manducateur. Elles sont à la recherche de documents sur cette maladie. Bien que le mot S.A.D.A.M. n'apparaisse qu'au début du livre dans les différentes appellations de la pathologie. Ce livre a été fait pour eux, mais le terme S.A.D.A.M. étant trop technique pour les autres lecteurs il n'apparaît pas dans le titre. Il est cependant consacré à cette pathologie et aux patients qui cherchent une solution à leurs douleurs.
Ce livre est intéressant par une approche nouvelle de la position du corps humain et des troubles de la posture générale du corps humain. Il est facile de considérer que la posture soit soumise à la position du bassin, à une inégalité de longueur des jambes. Il est moins facile de comprendre comment la mandibule qui est l'élément le plus mobile de la tête peut, à cause d'un mauvais engrènement des dents, modifier l'équilibre du corps humain.
L'ostéopathe est en quelque sorte  le biomécanicien du corps par son travail sur toutes les structures osseuses et musculaires qui soutiennent et animent le corps. Comme pour une voiture, des perturbations du parallélisme des axes, entraînent systématiquement des troubles de fonctionnement. Par ces techniques et la connaissance de toutes les articulations, l'ostéopathe permet au corps de retrouver son équilibre et sa mobilité. Cependant dans le déséquilibre de la mandibule, l'ostéopathie n'a qu'une action sur certaines causes. Elle doit être associée à la chirurgie dentaire et à l'orthodontie pour être efficace. De même le chirurgien-dentiste, confronté à un déséquilibre  de la mandibule, et l'orthodontiste, confronté à un trouble de la posture et des fonctions oro-faciales devront se faire aider par l'ostéopathe afin d'en éliminer toutes les causes.
"Le diagnostic doit précéder le traitement
 ce qui impose, dans un premier temps
 d'avoir établi le diagnostic et
 l'on ne peut diagnostiquer que ce que l'on connaît".
(Sir William Osler)
Cette citation montre bien comment la connaissance des causes de quelque maladie que ce soit est indispensable à son diagnostic, mais aussi aux techniques qui pourront être employées pour en assurer la guérison ou le soulagement.
La médecine est une science des pannes, celles de l'organisme humain…
Mais si le médecin est un dépanneur, rien de plus, rien de moins,
il est le dépanneur d'une machine dont il ne possède pas les plans.
(Lucien Israël)
Pour être un bon dépanneur il faut avoir les plans et lorsqu'on ne les a pas il faut démonter la machine afin d'essayer d'en refaire les plans. C'est ce livre vous propose de comprendre les relations entre les dents, l'équilibre de la mâchoire et le reste du corps;




ARTICLES DE CLAUDIA RAINVILLE
ÉPROUVEZ-VOUS DE LA DIFFICULTÉ À VOUS EXPRIMER ?

Vous est-il déjà arrivé de ressentir un sentiment d'impuissance à vous faire entendre ? Avez-vous de la difficulté à avoir des échanges authentiques avec votre conjoint ? Lui reprochez-vous parfois de ne parler que des autres ou des banalités quotidiennes ? Avez-vous, à certains moments, eu l'impression de parler russe et que votre partenaire parlait le chinois, tant il vous semblait difficile de vous comprendre ? Lorsque vous vous adressez à votre conjoint, vous arrive-t-il de débuter votre phrase par " Est-ce que je peux te dire quelque chose " ou encore " Est-ce que je peux te parler ? " Lorsque vous étiez enfant, aviez-vous peur de vous exprimer devant une figure d'autorité qui vous impressionnait (père, mère, professeur ou autre). Peut-être avez-vous enregistré dans votre mémoire émotionnelle : parler = danger.

Je faisais la confidence suivante à une amie : " Autant je peux être à l'aise lorsque j'enseigne ou donne des conférences, autant à d'autres moments, en particulier dans mes relations affectives, je peux éprouver de la difficulté à m'exprimer. " Je réalisai en lui parlant que là où résidait ma difficulté, c'était lorsque j'avais peur de déplaire ou que l'autre se fâche.

Ma peur de déplaire provenait de mon grand besoin d'être aimée et je dirais même plus, de ma dépendance affective. Quant à ma peur de la colère de l'autre, elle était en résonance avec des situations que j'avais vécues enfant.

J'avais environ sept ans lorsque mon frère aîné, qui avait été placé chez des gens jusque-là, vint habiter avec nous. Il ramenait avec lui un lourd bagage de souffrances causées par le rejet, l'abandon et les mauvais traitements qu'on lui avait infligés. Pour se protéger, il avait développé le mode de réaction de l'agressivité et de la violence.

Lorsque nous étions réunis, il s'agissait que l'une de mes soeurs dise un mot de trop pour nous retrouver en pleine scène dramatique, chargée de violence.

Mon frère avait une susceptibilité à fleur de peau. S'exprimer était donc devenu quelque chose de dangereux chez nous. Ma mère nous répétait constamment : " Taisez-vous, ne faites donc pas exprès, vous le connaissez ! " J'avais donc enregistré dans ma mémoire émotionnelle : parler = danger.

Quand j'étais confrontée à la peur de déplaire à mon interlocuteur, ou de le fâcher, une panique intérieure s'emparait de moi, créant ainsi une distorsion dans ma pensée. Plus j'essayais de m'expliquer, plus je m'enlisais, donnant ainsi le pouvoir à l'autre de me dénigrer, de me rejeter ou de me blesser. Cela me faisait tellement souffrir que je me taisais, me réfugiant à l'intérieur de moi-même, ravalant alors mon chagrin, ma déception et mon impuissance.

Presque tous les hommes avec lesquels j'ai vécu une relation de couple étaient très susceptibles, portant en eux de douloureuses blessures d'amour-propre.

J'ai essayé de ménager chacun d'eux, comme ma mère le faisait avec mon frère (sans le savoir, c'est nous que nous ménagions). Avec chacun d'eux je me suis retrouvée, sur le plan de la communication, dans des luttes de pouvoir que je ne désirais nullement. Tout ce que je souhaitais, c'était de pouvoir exprimer ce que je ressentais.

Voici un exemple de ce genre d'échanges.

Je rentre de voyage, j'ai très hâte de revoir mon conjoint, et réciproquement. Il m'a gentiment apporté des fleurs. Nous avons trois bonnes heures de route devant nous. J'essaie d'établir le dialogue suivant avec lui :

Moi : " Tu sais, très souvent lorsque nous communiquons, tu me parles de ton père, de ta mère, de ta sœur... ou des nouvelles à la télévision, mais rarement de toi, de ce que tu vis. J'aimerais tant qu'on puisse arriver ensemble à développer une communication authentique. "

Lui : " Comparé à ton frère, je parle beaucoup... " (Il fait référence à mon frère, que nous avions croisé en route en allant dire bonjour à mes soeurs).

Moi : " Ce n'est pas de mon frère dont il s'agit, mais de nous. Avec cette remarque, que puis-je ajouter ? Je ne me sens pas entendue dans ce que j'essaie de te dire. "

Lui (en lui-même) : " Bon voilà, qu'est-ce qu'il y a encore qui ne fait pas son affaire ? (Verbalement, sur un ton impatient) : " Qu'est-ce qui a bien pu t'amener à me parler de ça maintenant ? "

Moi (commençant à avoir peur qu'il se fâche) : " Pendant mon voyage, en lisant sur la communication authentique, je me suis rendu compte à quel point nous parlons des autres, de la pluie et du beau temps ou autres banalités, mais rarement de ce que nous ressentons. "

Lui (commençant à être irrité) : " Tu sais que j'ai horreur de ce genre de discussion. "

Moi (j'essaie de me faire entendre) : " Eh bien, tu vois que nous avons un problème à communiquer. J'essaie de te parler de quelque chose qui pourrait améliorer notre relation de couple et... "

Lui (fâché) : " Ce que je vois, c'est que tu essaies constamment de détruire ce qu'on tente de bâtir. Nous étions bien, heureux. Non, il faut que tu apportes des problèmes ! C'est ta jouissance de brasser continuellement de la merde. Mais tu vas la brasser toute seule, parce que moi, j'en ai ras le bol ! "

Moi (en moi-même) : " Ça y est, le voilà fâché. La dernière chose que je voulais, c'était bien cela. J'avais tellement hâte de le revoir. Pour être gâché, ce retour est bien gâché et là, j'en aurai pour combien de jours ou de semaines avant qu'il ne se défâche ? "

Je me suis tue le reste du trajet, ravalant ma déception, ma peine et mon impuissance à me faire entendre. Dans les jours qui ont suivi, j'ai tout fait pour tenter de me faire pardonner, car il me rendait responsable de la tournure des événements. C'est moi qui avais entamé cette discussion ; si je n'avais pas abordé ce sujet, nous n'en serions pas là. Donc, c'était moi la coupable.

Lorsque ma mère nous disait : " Taisez-vous, ne faites pas exprès... ", je croyais aussi que c'était de notre faute, à mes soeurs et à moi, si mon frère explosait.
 
Pour m'en affranchir, il fallait que, dans un premier temps, je cesse de m'attribuer tous les torts et que je reconnaisse la part de susceptibilité de mon conjoint, pour être en mesure d'y apposer un " STOP ".

En second lieu, il fallait me replacer dans une situation traumatisante où mon frère se montrait agressif, et me demander ce que j'aurais pu faire, à ce moment-là, et que je n'ai pas fait. Puis, par imagerie mentale, me voir en train de le faire.

Je ferme donc les yeux, je me détends. Puis je laisse les images monter en moi.

Je nous vois tous assis à la table, ma soeur aînée à une extrémité et mon frère à l'autre. Je vois celle-ci dire quelque chose qui fâche mon frère. Il prend son verre et le lui lance en plein visage. Le sang gicle. Ma mère crie. Je suis si terrifiée que je n'entends pas ce qu'elle dit, je reste figée par l'émotion.

C'est là que, par la visualisation, je me vois, moi, la femme d'aujourd'hui, aller rassurer cette petite fille de huit ans que j'étais.

Je lui dis que je suis là, qu'elle n'a plus besoin d'avoir peur. Je la rassure aussi sur l'état de sa sœur : " Ce n'est qu'une coupure au-dessus du sourcil, elle va s'en remettre. " Puis, je l'aide à exprimer sa peur à son frère que je vois, seul et calme. La petite fille en moi s'approche et lui dit : " Jacques, j'ignore si tu sais à quel point j'ai peur de toi. Je préfère ne pas venir manger plutôt que de me retrouver à la même table que toi. Je ne te dis pas cela pour t'accuser, mais pour que tu le saches. "

Je poursuis ma visualisation et vois mon frère me répondre : " Mais, je ne t'ai jamais touchée, toi ! "
 
Moi : " Je sais, mais ça m'a fait aussi mal que si c'était à moi que tu avais lancé le verre. "
 
Lui : " Je sais que, parfois, j'ai des comportements agressifs, mais c'est lorsque j'ai l'impression que vous ne m'acceptez pas. "
 
Moi : " Jacques, on ne demande pas mieux que de t'accepter, mais aide-nous à avoir moins peur de toi. "
 
Lui : " Je ne savais pas que je vous faisais si peur... Désormais, quand je serai en colère, je ferai autre chose que de me fâcher contre vous. "

Moi : " Merci, Jacques, de m'avoir écoutée. Je sais que tu n'es pas méchant. C'est parce que, toi aussi, tu as été blessé. "

Mon frère a délaissé ses comportements de violence depuis très longtemps. Ce n'est pas avec le frère d'aujourd'hui, qui est si gentil, que j'avais un problème d'expression, mais avec celui qui appartenait à mon passé.

De plus, cette crainte m'amenait à être maladroite dans ma manière de dire ce que je voulais exprimer, ou me faisait choisir des moments tout à fait inopportuns pour le faire.

J'observai, suite à ce processus, que je ne demandais plus l'autorisation à mon conjoint pour lui exprimer ma pensée. En effet, avant ce processus de libération, très souvent, lorsque je m'adressais à mon époux, je commençais par lui dire : " Est-ce que je peux te parler ? Est-ce que je peux te dire quelque chose ? "

Ces questions démontraient, sans que j'en sois consciente, ma peur de m'exprimer. De plus, je ne réalisais pas qu'en m'y prenant ainsi, j'amenais mon conjoint à prendre une position de défensive et de méfiance.

Depuis que je me suis départie de cette équation : parler = danger, je m'exprime tellement plus librement avec lui et notre communication est devenue beaucoup plus authentique.

Il est important de comprendre que le cerveau limbique ne fait pas la différence entre les images provenant de l'extérieur ou de l'intérieur, nous pouvons donc, à partir des images qu'il possède déjà en mémoire, lui en donner de nouvelles sans toutefois nier celles qu'il a déjà acceptées et mémorisées.

En ce qui concerne la scène de violence dans laquelle j'étais restée figée, où ma conclusion fut : parler = danger. En me visualisant parler à mon frère, alors que celui-ci m'accueille en me disant qu'il ne réalisait pas à quel point il me faisait peur, l'équation : parler = danger ne tient plus. Je lui ai parlé et il m'a accueillie. Ma nouvelle conclusion devient alors : parler = être entendue, et violence = rejet (c'est parce que mon frère se sentait rejeté qu'il exprimait cette violence). Par conséquent, ma crainte de m'exprimer disparaît.

" Rien dans notre inconscient n'est à rejeter mais tout simplement à réaligner et à transmuter. " Carl Jung

Claudia Rainville.


Pour en savoir davantage, lire le livre  " Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives. " Aux éditions Quintessence.
Visitez également le site Web www.metamedecine.com



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PARENTS ATTENTION ! VOS ENFANTS VOUS ECOUTENT.

Valérie est boulimique depuis le début de son adolescence. Sa mère ne sachant plus comment l'aider, la convainc de me rencontrer.

La boulimie est bien souvent reliée à une forme d'autodestruction liée à un sentiment d'abandon ou de culpabilité. Or, telle n'est pas la situation de Valérie qui a grandi dans un milieu aimant et qui n'est habitée d'aucune culpabilité. Qu'est-ce qui aurait donc pu conduire une enfant aimée comme Valérie à se faire vomir pour rejeter la nourriture qu'elle vient d'ingérer ? Elle-même l'ignore. Elle me dit que cela a débuté vers l'âge de 12 ans et maintenant, c'est presque devenu un réflexe.

Que s'est-il donc passé vers cet âge ? Apparemment rien de traumatisant.

Au cours d'un séminaire de " Libération de la Mémoire Émotionnelle " auquel Valérie participa, je parlai des mères qui craignent de voir leur fille grossir. Cela réveilla un souvenir chez Valérie. À l'âge de 12 ans, lors d'une consultation de routine chez le médecin, elle entendit sa mère répondre au médecin : " En effet, je vais surveiller la diète de Valérie, je trouve également qu'elle a pris du poids ces derniers temps. " Valérie fut très étonnée d'entendre cette réplique venant de sa mère, jamais elle n'avait pensé avoir un surplus de poids, mais à partir de ce moment elle devint hantée par l'idée de grossir. C'est ainsi que pour s'en protéger elle prit l'habitude de se faire vomir chaque fois qu'elle craignait que la nourriture qu'elle venait d'ingérer aurait pu lui faire prendre du poids.

Philippe a 43 ans. Il soufre de violents maux de tête depuis qu'il a 13 ans. Philippe a tout essayé pour s'en libérer, sans résultats. Lui non plus ne se souvient pas ce qui a pu se passer vers l'âge de 13 ans, qui aurait pu lui occasionner de tels maux de tête qui se transforment parfois en migraines. Au cours d'un séminaire, il se rappela une situation qu'il avait vécue à cet âge. Avec sa perception cartésienne, il me dit : " Ce ne peut-être un événement aussi anodin qui puisse être responsable des maux de tête dont je souffre depuis 30 ans ! "

Je l'invitai à me raconter ce qu'il considérait anodin. Il me dit qu'enfant, il était un gentil petit garçon, mais que vers l'âge de 12 ou 13 ans il devint rebelle n'ayant plus envie de plaire à papa et maman. Un soir, Philippe entendit ses parents discuter de la possibilité de le placer dans une école de redressement. Il eut tellement peur qu'il renonça par la suite à sa propre individualité pour devenir soumis. Philippe comprit : " Si je ne me conforme pas à ce que les autres attendent de moi, on va me rejeter. " Trente ans après cet événement, Philippe vivait toujours dans la crainte de déplaire à ceux qu'il aimait, mais en même temps il avait le sentiment que les autres ne tenaient pas compte de ce qui avait de l'importance pour lui et il se sentait souvent perdant.

Nadia, elle, est atteinte d'un cancer du poumon. Nadia vit une relation homosexuelle depuis quelques années. Sa compagne qui l'aime beaucoup lui met de la pression pour qu'elles puissent vivre leur amour au grand jour, ce dont Nadia se sent absolument incapable. Lorsque Nadia avait 11 ans, elle entendit un jour sa mère déclarer à l'une de ses belles-sœurs : " Oh moi, plutôt que d'apprendre que ma fille est homosexuelle, j'aimerais mieux entendre qu'elle est morte ! " Nadia n'avait jamais révélé le secret de son homosexualité à qui que ce soit et inconsciemment elle était en train de se tuer plutôt que de prendre le risque que son secret soit dévoilé.

Que d'histoires de ce genre ai-je pu entendre ? Que de parents comme ceux de Valérie, Philippe ou Nadia peuvent dire des choses concernant leurs enfants sans mesurer la portée de telles paroles. L'influence qu'ont les parents sur leurs enfants est bien plus grande qu'ils ne pourraient l'imaginer. Autant des paroles encourageantes peuvent engendrer la réussite chez leurs enfants autant des paroles dévalorisantes peuvent avoir une influence désastreuse dans leur vie...

Parents, soyez vigilants, vos enfants vous écoutent même lorsque vous ne vous adressez pas à eux. Prenez donc l'habitude de parler en bien de vos enfants et d'entretenir des propos positifs à leur égard afin de leur offrir toutes les chances d'être heureux et de croire en eux-mêmes.

Si nous avons été affectés par de tels propos, il est possible de transformer ces paroles pour qu'elles cessent d'avoir un effet destructeur dans notre vie. Pour ce faire, il s'agit de se replacer dans la situation vécue, de préférence en état de détente, et d'entendre son ou ses parents expliquer leurs propos. Par exemple : Valérie peut se revoir chez le médecin et entendre cette fois sa mère dire : " Je trouve que Valérie a un poids idéal, mais comme elle a bon appétit je vais veiller à son alimentation pour qu'elle maintienne bien son poids. " Ce qui est différent de : " Je trouve que ma fille devient grosse ", ce qu'avait compris Valérie.

Dans l'exemple de Philippe, il peut revoir la scène ou ses parents discutent à son sujet et cette fois entendre sa mère dire à son père : " Je ne sais vraiment plus quoi faire avec Philippe, il est tellement rebelle en ce moment. Si on lui disait que s'il ne veut pas y mettre du sien on se verra obligé de le placer en institution. " Cette nouvelle formulation n'abolit pas la menace, mais propose une invitation à se comprendre mutuellement.

Quant à Nadia, elle pourra également revoir l'endroit et le contexte dans lequel elle entendit sa mère confier à sa belle-sœur sa crainte que l'un de ses enfants soit homosexuel. Mais cette fois elle entendra dire : " La dernière chose que je voudrais apprendre, c'est que ma fille est homosexuelle. J'aurais peur d'être jugée par mon entourage, que l'on croit que c'est de ma faute, en plus de voir ma fille souffrir de rejet et d'incompréhension. " Avec cette nouvelle formulation Nadia peut comprendre les craintes de sa mère plutôt que d'y voir une condamnation.

Comme nous le voyons ici, il y a les propos des parents, mais il y a également la compréhension de l'enfant. Compréhension que nous avons donnée à des paroles qui parfois n'exprimaient qu'une émotion de peur ou de colère. Comme cette mère qui dit à son aînée à qui elle avait confié le bébé qui vient de tomber : " Oh toi ! On ne peut jamais te faire confiance... " Ces paroles n'expriment que la peur intense ressentie par la mère au moment où elle voit son bébé tomber, qui pleure à fendre l'âme. Avant cet incident, elle ne le pensait pas et ne le pensera plus par la suite, mais pour l'enfant qui reçoit ces paroles dans une décharge de colère, il pourra croire qu'il n'est pas digne de confiance et s'abstiendra par la suite de prendre la moindre responsabilité.

Il n'est jamais trop tard pour discuter avec nos enfants sur la raison pour laquelle nous avons agi ainsi ou dit telle chose. Cela peut faire toute une différence dans la relation parent-enfant en plus d'être libérateur de scénarios de souffrance.


Ton amie, Claudia Rainville

Pour en savoir davantage je t'invite à lire  Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives. Aux éditions Quintessence.
Consulte aussi le site Web www.metamedecine.com



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PORTEZ-VOUS LA DOULEUR DE L'ACCUSATION ?

Nancy et Raymond vivent ensemble depuis bientôt sept ans, ils s'aiment beaucoup mais ils en sont au point où ils ne peuvent plus partager ce qu'ils ressentent sans que cela dégénère en conflit.

Pour éviter les confrontations, Raymond n'ose aborder ces sujets délicats, ce qui amène Nancy à lui reprocher de ne parler que des autres ou de banalités quotidiennes. Nancy souffre de ne plus avoir avec son conjoint des échanges authentiques comme ils avaient au début de leur relation où l'un considérait l'autre comme son meilleur ami.

À présent l'un semble parler le russe et l'autre le chinois. Nancy en vit une telle impuissance à se faire entendre malgré toute sa bonne volonté. Dès qu'elle touche à un aspect de Raymond qu'elle souhaiterait lui faire voir, il le reçoit comme une critique et réagit par de l'agressivité parfois verbale mais le plus souvent non verbale.

Voilà que Raymond dut partir trois semaines à l'étranger. Ils prirent l'habitude de s'écrire tous les jours grâce à la télécopie. Graduellement Nancy reprit espoir de pouvoir communiquer de nouveau avec Raymond.

Quelque temps avant son retour, Nancy voulut lui faire une surprise en lui téléphonant. Raymond fut très heureux de l'entendre. Ils parlèrent de choses et d'autres quand à un moment donné Raymond lui partagea qu'il avait réalisé une attitude qu'il avait adoptée devant un certain comportement qu'elle avait à son égard.

Nancy en ressentit un malaise qui la perturba. Après leur conversation téléphonique le malaise s'amplifia au point qu'elle ne pouvait plus se concentrer à son travail.

Nancy se demanda ce qui s'était passé puisque la conversation avait été agréable, bien qu'à un moment donné, elle avait capté de la colère et du ressentiment que Raymond avaient à son égard par rapport à des situations passées.

Cela réveilla une vive douleur en Nancy qu'elle ne pouvait identifier. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle ne pouvait plus vivre avec cette agressivité non verbalisée qu'elle ressentait de la part de Raymond vis-à-vis d'elle.

Elle lui écrivit alors un message lui disant qu'elle ne pouvait plus supporter ses accusations continuelles nourries par sa colère refoulée et sa rancune entretenue pour leurs conflits passés. Elle lui exprima que bien qu'elle l'aime énormément, elle mettrait fin à sa relation avec lui s'il ne guérissait pas de cette agressivité à son égard.

Lorsque Raymond reçut son mot par télécopie après leur coup de téléphone, il en fut stupéfait. Il ne comprenait pas que Nancy ait pu ressentir de la colère de sa part alors qu'au contraire, il était si heureux de lui parler.

En d'autres temps Raymond aurait laissé passer cette situation sans y accorder trop d'importance en pensant " ça c'est bien elle, dès que ça commence à aller bien entre nous, il faut toujours qu'elle mette la pagaille. "

Mais cette fois Raymond opta pour se centrer au niveau de son cœur et écrivit à son tour à Nancy : " Je viens de recevoir ton fax. J'ai été très étonné de ce message. Je choisis de te répondre tout de suite. Tout d'abord, je veux m'excuser si tu as ressenti de la colère ou autre chose mais je te jure que ce ne fut pas le cas de mon côté. Lorsque je t'ai donné cet exemple, je ne pensais pas que tu le prendrais comme cela. Je te redis que j'ai été vraiment très très surpris de ton interprétation. J'étais vraiment heureux de te parler, d'autant plus que cela faisait un bon moment que je ne t'avais pas parlé de vive voix. Mon exemple était probablement mal choisi et je m'en excuse encore. Si j'ai voulu te répondre tout de suite, c'est pour ne pas laisser ce malentendu grossir et nous blesser tous les deux. Je te réitère mes sentiments les plus profonds pour toi, Raymond. "

Lorsque Nancy lut la missive de Raymond, sa première réaction fut de se dire " il ne veut même pas contacter sa colère, mon ressenti ne peut pas se tromper à ce point, je me suis bien sentie accusée ".

Soudain elle réalisa en disant le mot " accusé " qu'elle et lui portaient la douleur de l'accusation puisqu'elle avait réagi exactement comme Raymond dans une situation où c'était elle cette fois qui lui avait partagé quelque chose.

Elle constata comment dans sa relation avec Raymond elle se sentait continuellement accusée. Dans ces accusations elle se sentait coupable et cherchait continuellement à lui faire porter une partie du blâme pour se déculpabiliser. Cela l'amena à comprendre comment dans cette douleur d'accusation qu'ils portaient tous les deux, chacun réagissait de manière différente.

Lorsque Raymond se sentait accusé, il devenait rebelle, se fermait, ruminait sa colère qui, avec le temps, nourrissait son ressentiment.

Nancy elle, face à l'accusation, prenait tout le blâme mais voulait tellement que l'autre la soulage de ce fardeau en prenant une part de responsabilité du conflit.

Avec Raymond, elle avait le sentiment qu'à aucun moment il n'avait prit sa part de responsabilité dans leurs difficultés relationnelles, ce qui la faisait tellement souffrir.

Par exemple au cours d'un voyage, un conflit de taille avait éclaté entre eux. L'agressivité de Raymond l'avait bouleversée. Sur le chemin du retour, alors que Raymond était toujours dans sa colère, elle lui avait demandé " Raymond, dis-moi que je ne suis pas la seule responsable du ce voyage gâché ! " Raymond lui avait répondu " oui, tu es la seule responsable, j'ai accepté de prendre ces vacances avec toi, on a tout pour être heureux et il faut que tu gâches tout. De toute façon c'est toujours comme ça avec toi. "

Nancy s'était sentie anéantie par la réponse de Raymond au point qu'elle aurait voulu mourir tant ça lui faisait mal.

Cette douleur d'accusation était en lien avec ce qu'avait vécu Nancy lorsqu'elle était enfant. Sa mère lui faisait porter tout le poids de sa fatigue et de ses difficultés relationnelles avec les hommes de sa vie.

Pour ajouter à ce sentiment de culpabilité, Nancy avait vécu une situation traumatisante à l'âge de dix ans avec son professeur. Cette dernière ne l'avait pas dans son estime et cherchait continuellement à la prendre en défaut.

Un jour ce professeur avait apporté des images à l'école qu'elle destinait aux élèves qui auraient les meilleurs résultats. Les images disparurent. Nancy fut accusée devant toute sa classe d'avoir volé les images. Son professeur recommanda qu'elle soit traitée comme une voleuse et pour la punir, qu'elle soit mise à l'écart.

Cela lui fit extrêmement mal mais au lieu de tenter de se défendre, elle prit l'accusation contre elle, se sentant coupable. Il est vrai qu'elle avait regardé ces images posées sur le coin du pupitre de son professeur, mais elle ne les avait pas volées pour autant.

L'accusation de Nancy était comme un couteau déposé devant elle qu'elle aurait pu simplement rendre à son professeur mais que dans sa fausse culpabilité, elle s'était planté.

Durant le reste de l'année scolaire, elle sentit de l'accusation et du ressentiment dans le regard de son professeur vis-à-vis d'elle, bien qu'elle ne chercha plus à la prendre en défaut.

Il est possible que ce qu'elle percevait comme de l'accusation et du ressentiment de la part de son professeur était en fait un malaise relié à du regret. Il est possible aussi que son professeur retrouva ses images mais qu'elle n'osa jamais lui dire par crainte de perdre l'estime de ses étudiants après ce qu'elle avait fait à Nancy.

Car Raymond, après des situations conflictuelles voyait bien sa part de responsabilité mais ne lui en avait jamais parlé de crainte de diminuer dans son estime.

Dans sa vie, Nancy n'en continuait pas moins à avoir toujours peur d'être prise en défaut. Elle était hypersensible à la critique et dans une situation conflictuelle, elle s'en attribuait tous les torts mais à son tour elle accusait Raymond ou les autres de la blâmer.

Raymond portait également la douleur de l'accusation de par son père qui le critiquait pour tout et pour rien. Tout comme Nancy, il avait aussi vécu une situation à l'école où il avait été accusé injustement et traité de voleur.

C'était un matin, il était près du casier où il rangeait ses effets. Un garçon qu'il ne connaissait pas lui proposa d'échanger son cadenas avec le sien. Comme celui qu'il lui proposait était de qualité supérieure, il accepta sans hésiter. Le garçon qui avait procédé à l'échange n'était pas sitôt parti qu'un autre garçon vit le cadenas que Raymond tenait dans sa main. Il lui enleva, l'accusant de l'avoir volé. Bien qu'il tenta de s'expliquer, l'autre ne l'écouta pas. Une rumeur de voleur circula sur son compte avec laquelle il dut vivre le reste de l'année scolaire sans pouvoir jamais s'expliquer. Raymond s'isola complètement, ne se mêlant plus à personne.

Nancy réveillait la douleur d'accusation de Raymond chaque fois qu'elle l'accusait injustement par ses fausses perceptions et Raymond réveillait sa douleur à elle lorsque dans sa colère il lui attribuait tous les torts.

Quelles sont les solutions pour que Raymond et Nancy cessent de se blesser et évitent une éventuelle séparation ?

1* étape.

Raymond doit identifier les facteurs qui déclenchent chez lui l'agressivité qu'il exprime dans ses humeurs, ses attitudes ou par la violence verbale.

Nancy elle, doit cesser de se croire fautive de tout ce qui arrive et par le fait même arrêter de vouloir imposer à Raymond ou aux autres une partie du blâme qu'elle ne veut plus porter. Car elle est convaincue que si l'autre ne prend pas cette partie, elle lui revient de droit, ce qui est absolument faux mais c'est ce qu'elle avait cru enfant.

2* étape.

Nancy et Raymond devront apprendre à mettre les bons mots sur leurs sentiments pour éviter le piège de leurs perceptions erronées.

Au début Nancy avait perçu de la colère et du ressentiment de la part de Raymond mais lorsqu'elle a identifié le sentiment qui l'habitait, elle a pu mettre le mot " accusation. "

Avec sa perception erronée, c'est elle qui accusait faussement Raymond. Avec l'identification de son sentiment, elle a pu contacter sa douleur pour remonter à sa source et ainsi être en mesure de s'en libérer !

Cette étape de mettre les bons mots sur nos sentiments n'est pas facile au début parce qu'il faut apprendre à être à l'écoute de ce qui se passe en nous, mais ce sont justement ces " mots " qui vont nous permettre d'identifier la douleur qui nous habite.

3* étape.

Nancy et Raymond chercheront ce qu'ils auraient pu faire par le passé pour ne pas vivre ces sentiments.

Il est certain que dans le passé ils étaient plongés dans des émotions extrêmement difficiles à gérer compte tenu de leur âge et de leur situation de dépendance qui les maintenaient dans la peur. Mais le fait de rechercher ce qu'ils auraient pu faire leur permettra de quitter leurs vieux modes de réaction inadaptés pour acquérir des moyens d'agir favorablement dans une nouvelle situation où de nouveau ils se sentiront accusés.

Par exemple Nancy aurait pu conserver sa dignité sachant qu'elle n'avait pas volé les images et dire à son professeur en la regardant dans les yeux " vous avez fait erreur, vous m'avez accusé sans preuve mais je veux que vous sachiez que, quelles que soient les raisons qui vous ont amenée à croire que c'est moi qui ai pris vos images, vous vous trompez, ce n'est pas moi. "

Raymond de son côté aurait pu écrire une lettre à ce garçon dans laquelle il lui aurait expliqué ce qui s'était passé avant qu'il ne le trouve en possession de son cadenas plutôt que de nourrir de la colère et du ressentiment envers ce garçon qui avait refusé d'entendre ses explications et qui avait semé cette fausse rumeur.

Il est intéressant de constater que sans le savoir, c'est exactement ce qu'a fait Raymond cette fois en se centrant au niveau de son cœur. Ainsi, intuitivement, il avait choisi d'agir plutôt que de réagir par le mutisme et l'agressivité. C'est ce qui avait permis à Nancy de remettre en question sa perception erronée pour contacter la douleur que cette fausse perception réveillait.

4* étape.

Nancy et Raymond feront la 4* étape en état de détente, où par imagerie mentale, ils vont se replacer dans le contexte d'accusation qu'ils ont vécu et ainsi se voir le faire. Nancy se verra face à son professeur lui dire qu'elle a fait erreur, que ce n'est pas elle qui a volé les images. Raymond se verra écrire cette lettre pour ce garçon qui l'a accusé, il pourra se voir aller la remettre au professeur de ce dernier ou à ses parents pour que cette lettre lui soit lue.

5* étape.

Nancy sera attentive aux situations où elle pourrait avoir tendance à se croire entièrement responsable. Elle prendra sa part et laissera le soin à l'autre d'assumer la sienne. De plus elle sera attentive à ne plus faire de reproches pour tout et pour rien à Raymond.

De plus Nancy n'accordera plus de crédit à ce qui est dit sur le coup de la colère. Car c'est ce qu'elle avait fait lorsque Raymond, dans sa colère, lui avait dit qu'elle était entièrement responsable d'avoir gâché ce voyage. Il ne le pensait pas, mais Nancy, elle, crut que c'était vrai, ce qui lui laissa croire que c'était elle qui était la mauvaise, la méchante qui gâchait tout.

Raymond, de son côté, apprendra à exprimer à Nancy la part qui lui revient dans des situations où le désaccord pourrait de nouveau se manifester.

Il ne permettra plus à qui que ce soit de lui adresser un blâme non fondé mais il apprendra à prendre une remarque ou une suggestion sans penser que l'autre veut le critiquer.

6* étape.

Nancy et Raymond pourront reprendre les histoires anciennes non achevées qui alimentent les reproches lors d'une dispute. Ils pourront assumer chacun leur part de responsabilité et ainsi tourner la page définitivement sur ces vieilles rengaines afin de vivre la relation harmonieuse qu'ils souhaitent tous les deux.

Ton amie, Claudia Rainville. 

 Pour en savoir davantage je t'invite à lire le livre. " Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives ". Aux éditions Quintessence.
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ÊTES-VOUS RESPONSABLE ?

À cette question, plusieurs personnes ont le réflexe de répondre "OUI". Oui parce qu'elles paient leur loyer, leurs redevances, qu'elles prennent soin de leurs enfants, font bien leur travail, etc...

La notion de responsabilité dont je veux vous entretenir va beaucoup plus loin que d'agir en bon citoyen.

Elle consiste à se reconnaître comme étant créateur de ce que nous vivons. Lorsque j'aborde ce sujet au cours de mes conférences, j'entends souvent des réflexions de ce genre :
" si j'ai perdu mon emploi, cela n'a rien à voir avec moi, ce n'est tout de même pas de ma faute si mon entreprise a fait faillite...
" je suis atteinte d'un cancer, je n'ai rien fait pour avoir cette maladie...
" j'étais le souffre-douleur de ma mère, je n'ai jamais rien fait pour mériter une telle violence de sa part...
" mon mari m'a abandonnée avec mes enfants, je me suis donnée cœur et âme à cet homme, ça ne peut être de ma faute...

La loi de responsabilité a très souvent été confondue avec le sentiment de culpabilité, c'est ce qui la rend si difficile à accepter pour nombre de personnes qui l'entendent ainsi : "Si je me suis créé cette situation ou cette maladie, c'est donc de ma faute si je suis perturbé ou malade."

Cette compréhension erronée de la loi de responsabilité prend racine pour beaucoup d'entre nous dans l'éducation religieuse que nous avons reçue. Dans l'éducation judéo-chrétienne, on nous apprenait à nous en remettre à une puissance supérieure qu'on appelait Dieu. Si nous agissions en fonction de ses commandements et que l'on pratiquait des actes méritoires, nous serions récompensés au cours de cette vie ou après notre mort. À l'inverse, si nous manquions à ces commandements ou à ceux de l'église, nous serions punis !

Dès lors, lorsqu'une tuile nous tombait sur la tête sans explication, notre réflexe était de nous dire : "Qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour que cela m'arrive ?" ou encore nous recherchions un responsable extérieur à nous, qui était forcément "le coupable". C'est ainsi que lorsqu'une situation nous faisait souffrir, soit que l'on se culpabilisait en croyant l'avoir méritée, ou que l'on accusait des personnes ou même Dieu d'en être responsable.

Il est parfois bien plus facile de blâmer les autres de nos frustrations ou de nos souffrances que de nous interroger sur ce qui émane de nous pour que nous soyons confrontés à de telles situations.

Lorsque je dis qu'être responsable c'est se reconnaître comme étant le créateur de ce que nous vivons, cela ne veut pas dire que nous avons délibérément créé des situations agréables ou désagréables. Cela suppose plutôt d'accepter et de reconnaître que nos pensées, nos sentiments, nos attitudes ou les leçons que nous devons intégrer dans notre évolution ont donné naissance aux situations heureuses ou malheureuses que nous avons rencontrées ou que nous vivons actuellement.

Ainsi lorsqu'une situation désagréable nous arrive, on peut s'interroger afin de rechercher ce qui, en nous, a pu y donner naissance.

Voici quelques exemples:
" Nous sommes enrhumés. On peut très bien chercher ce que ce rhume veut nous dire ou nous faire comprendre. Aurions-nous besoin de repos ? Y aurait-il de la confusion dans nos pensées dans lesquelles nous aurions intérêt à mettre de l'ordre ? Ce peut être autant la crainte de prendre froid et encore...

Cela revient à rechercher ce qui, en nous, a donné naissance à ce rhume.
 
" La personne que l'on aime nous a trompé ou quitté. Question : qu'est-ce qui part de moi et qui m'a amené à vivre cette situation ? Par exemple, il est possible que nous ayons déjà trompé une personne qui nous aimait. Il est possible que nous n'ayons pas accepté l'adultère de notre père. Il est possible que l'on ne se croie pas digne d'être aimé ou tout simplement aimable. Il est également possible que nous entretenions constamment la peur d'être trahi ou abandonné ou encore que nous ayons eu envers cette personne une attitude étouffante... et encore !

Il peut y avoir plusieurs possibilités. Nous sommes cependant seul à pouvoir en reconnaître la cause et à y remédier.

Apprendre à assumer notre responsabilité, c'est choisir la porte de sortie de la prison de la rancune et de la culpabilité.

Dans la rancune, on rend l'autre responsable de la souffrance que l'on a vécue. On lui ferme notre cœur et l'on nourrit parfois même des projets de vengeance contre lui.

Dans la culpabilité, on s'accuse, on s'attribue tous les torts, on se rejette et on cherche à se faire souffrir pour se déculpabiliser.

Le fait d'être responsable nous permet d'accepter la part qui nous revient et de remettre aux autres la part qui leur revient.

Ainsi, pouvons-nous travailler sur cette partie que l'on a reconnue en nous afin de rectifier une attitude qui nous est défavorable ou pour intégrer une leçon importante pour notre évolution.

Bien comprendre cette grande loi de responsabilité va nous permettre de grandir pour accéder à une plus grande liberté.

Si la notion de responsabilité nous concerne personnellement, elle s'applique également dans nos relations avec les autres.  Mais face aux autres, envers qui et en quoi sommes-nous responsables ? Voilà une excellente question !
Par le passé, la conception que les gens avaient de l'amour consistait à prendre soin des autres en étant prêt à faire abstraction de soi. Une personne qui s'occupait d'elle-même sans tenir compte des autres était taxée d'égoïste.

C'est ainsi qu'ils prenaient la responsabilité du bonheur des autres, croyant qu'ils détenaient le pouvoir de les rendre heureux ou malheureux.

Si leurs enfants réussissaient bien dans la vie, ils s'en attribuaient le mérite. Mais si, à l'inverse, l'un d'eux vivait des difficultés, ils s'en rendaient responsables. Par exemple, si un parent apprenait que son fils était homosexuel, ou que sa fille était anorexique, au lieu de se demander ce que cet enfant avait à apprendre dans cette situation, il était porté à s'interroger sur ce qu'il avait bien pu faire pour qu'il en soit ainsi.

Telle fut l'influence que nos parents avaient subie en ce qui a trait à la responsabilité relationnelle. Aussi, n'ont-ils pu nous l'enseigner autrement. Nous répétons très souvent les mêmes erreurs qu'eux en remettant la responsabilité de notre bonheur à ceux que l'on aime et en se chargeant du leur, ce qui nous conduit à vivre bien des déceptions, frustrations, colères, conflits et parfois du ressentiment vis-à-vis de ces personnes qui, pourtant, nous sont chères.

Comment s'en sortir ?

" en cessant de croire que nous pouvons rendre les autres heureux ou malheureux ;
" en leur donnant la liberté de vivre leurs expériences à leur rythme et à leur manière pour qu'ils en retirent les leçons qu'ils ont besoin d'intégrer ;
" en ne répondant pas à leurs attentes, mus par la crainte de les décevoir, de leur faire de la peine ou qu'ils ne nous aiment pas, mais plutôt en se respectant pour mieux les respecter ;
" en cessant de chercher à leur place, mais en les laissant faire leurs propres démarches dans ce sens ;
" en s'occupant davantage de soi, leur offrant ainsi plus de liberté pour qu'ils puissent s'occuper davantage d'eux-mêmes ;
" en fixant nos limites et en faisant en sorte que les autres les respectent;
" en n'assumant plus la réalisation de leurs désirs, mais en les laissant s'en occuper eux-mêmes ;
" en cessant de prendre les autres en pitié ou de s'apitoyer sur leur sort ;
" en faisant confiance à leurs ressources plutôt que de croire que sans nous, ils n'y arriveraient pas ;
" en les laissant faire face à leurs difficultés pour qu'ils aient envie de s'en affranchir plutôt que de tenter de les leur éviter par nos propres efforts.

Assumer notre responsabilité, voilà ce qui va nous permettre de progresser le plus rapidement sur la voie de notre évolution, et c'est fort probablement la plus belle leçon que nous puissions intégrer.

Claudia Rainville


Pour en savoir davantage sur la responsabilité relationnelle, lire les livres  " Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives. " Aux éditions Quintessence et "Métamédecine  la guérison à votre portée".
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