| |
|
RENCONTRE avec Léon RENARD
"apprivoisons le cancer !"
Seize ans après, le psychologue belge re-publie le livre
précurseur où il dévoilait à l'époque la " médecine nouvelle " du Dr Hamer. Il
pense plus que jamais que la gestion des émotions est la meilleure manière - non
pas de vaincre - mais d'apprivoiser la maladie. Léon
Renard est psychologue, thérapeute et président de l'asbl Objectif
Santé Globale. Dans son ouvrage récemment réédité: " le Cancer apprivoisé. Les
ressources insoupçonnées de l'être humain ", il insiste sur l'importance de se
positionner comme véritables acteurs de guérison face à ce type de maladie.
Comment ? Par la mobilisation des ressources psychiques que chacun possède et
par la compréhension des messages de vie contenus dans ce lourd
dysfonctionnement. Une autre manière d'aborder le cancer, ne rejetant pas la
médecine classique, bien sûr, mais rendant à l'être humain et dans ce contexte
précis, toute sa dimension holistique. Le cancer fait peur et condamne
d'emblée une personne diagnostiquée comme telle. Quel est le regard nouveau que
vous avez désiré apporter ? Enrichi d'une expérience de plus de vingt ans,
j'ai pu, c'est vrai, aborder en profondeur, tout ce qui gravite autour de la
maladie, qu'elle soit bénigne ou bien plus grave, comme le cancer. Et mon
intérêt, ma passion s'est toujours focalisée sur l'étude et la compréhension des
facteurs psychobiologiques inhérents aux dysfonctionnements divers, à la
maladie. Je me suis longtemps penché sur la pensée de Simonton, Hamer, Laborit
et Le Shan et je fais d'ailleurs, dans mon ouvrage, la synthèse de leurs études
respectives menées dans ce domaine tout en l'agrémentant de ma propre expérience
de thérapeute. Je suis de plus en plus convaincu que les conflits provoqués
par des événements de vie, qu'ils soient conjugaux, familiaux, sociaux ou
professionnels, ne se matérialisent pas " par hasard " dans notre organisme et
trop peu de gens en ont la conscience. (Je rappelle que ce sont toujours des
conflits dramatiques et imprévisibles vécus dans l'isolement qui débouchent sur
des cancers. Lire à ce sujet la Médecine nouvelle La Quintessence du docteur R.G
Hamer). On ne fait que parler du cancer aujourd'hui, les médecins se mobilisent,
les études se multiplient de par le monde monde et pourtant...le constat est
là : trop de gens en sont atteints et se sentent totalement démunis face à
celui-ci. C'est bien sur ce dernier point que porte ma réflexion et mon souci
d'informer. Je veux combattre ce " terrorisme mental " qui consiste à maintenir
et confiner le malade dans un implacable sentiment d'impuissance, de
culpabilité, de dévalorisation graduelle... Car c'est justement à cause de ces
divers sentiments qu'une personne empêche, peut-être, et inconsciemment, sa
guérison. L'idée, trop largement admise, que le cancer tue inévitablement,
affecte profondément la façon dont réagissent les malades. Bien sûr, je ne
remets pas en cause les éléments " mufti-factoriels " propices à l'apparition de
cette maladie, mais je pense que celle-ci n'est pas une maladie héréditaire, à
virus ou à microbes mais une maladie de l'organisme total, incluant le physique
et le psychique. La maladie est une forme d'hygiène, une forme d'épuration
d'un abcès émotionnel qui n'arrête pas de couler... On l'a compris : notre
corps ne serait donc pas seul en cause dans la maladie, mais
encore... Combien de décennies se sont écoulées en essayant de décortiquer
les moindres parcelles de notre corps, ses réactions, contre-réactions, parfois
totalement inexplicables d'ailleurs et face auxquelles les médecins
parfois restent bouche bée. Dois-je rappeler que l'homme est un être
double muni d'une partie matérielle qui est le corps et d'une partie
immatérielle composée de l'âme et de l'esprit ? Personne ne peut explique ce que
sont l'âme et l'esprit. Mais toujours est-il que nos émotions, notre
sensibilité, et la manière dont nous les gérons et vivons jouent un rôle
primordial dans notre équilibre psychique et donc physique. Si nous avons en
nous le pouvoir de nous rendre malades, nous avons aussi celui de guérir.
Pourquoi ne pas penser que la maladie (" mal à dit ") est même plus qu'un
message ? Qu'elle n'est pas une fatalité mais peut-être une fabuleuse aventure
de l'évolution des espèces et qu'elle peut être utilisée par l'être humain pour
guérir et progresser vers l'éveil de sa conscience ? Vaste programme... J'aborde
aussi dans mon livre la spiritualité comme donnée importante dans le processus
de guérison. Celui-ci réside, à mon sens, dans l'utilisation de la faculté de
s'harmoniser avec l'énergie de l'âme... J'ai écrit ce livre pour " démystifier "
le cancer et pour renverser la vapeur du défaitisme, afin de renforcer notre
immunité à tous niveaux. Tout au long du livre, vous insistez sur le mot "
apprivoiser " : la maladie, le cancer... Depuis toujours, les médecins et
autres personnes travaillant sur le cancer en n'excluant pas la donnée
psychique, ont toujours utilisé des mots de lutte, de combat, d'agressivité par
rapport à celui-ci. Tout un vocabulaire presque " militaire " était utilisé pour
combattre et détruire l'ennemi. Si je reprends la pensée du Dr Hamer, on peut
dire plus justement que la maladie est une partie animale, très archaïque et
munie de mémoires ancestrales qui réagit en nous pour nous faire trouver une
solution face à un échec, un conflit, quel qu'il soit. Et c'est à l'homme, donc,
d'apprivoiser sa partie animale...Car c'est bien le conflit émotionnel passant
par le corps et inscrit dans celui-ci qui provoque la
maladie. Propos recueillis par Laetitia Missir de
LusignanPour info : Léon Renard, "Le Cancer apprivoisé.".
Préface de Jean-Jacques Crévecoeur. Ed. Quintessence, 2006. " La médecine de
l'âme du docteur Edward Bach ". Ed. du Rocher. Atelier : Guérir l'imaginaire
le samedi 10 juin 2006 de 9h00 à 18h30 Info Objectif Santé
Globale. Voir aussi le site de Léon Renard: www.alasanteglobale.com
|
|
Article d'Olivier GRANDRIE
L'animal Miroir d l'homme
Ce livre regroupe trois thèmes appréciés des médias :
les animaux de compagnie, les médecines douces humaines et vétérinaires, la
recherche de soi.
A notre époque d'errance intellectuelle entre des
courants de pensées scientifiques et philosophiques, l'animal de compagnie est
une assurance, un retour à la nature, un enracinement qui comble les besoins
d'une humanité perplexe. L'homme est à la recherche de lui même et son animal
favori est un miroir vivant de sa nature biologique. Il est donc fascinant de
l'observer et de partager sa compagnie. L'animal c'est un corps de joie, de jeu,
mais aussi de besoins et de souffrances, c'est une proximité affective de
dépendance, il partage les émotions, il apporte le réconfort. Il est une
promesse d'échanges qui seront authentiques. Il est certes une charge mais plus
encore une "décharge" en ce sens où c'est auprès de lui que l'état de stress de
son maître s'apaise que sa dépression se calme, que le sentiment de solitude
disparaît. L'animal dans la compagnie de l'homme répond à un besoin et il suffit
de constater l'énorme expansion des activités le concernant pour en mesurer
l'importance : - Expositions canines et félines internationales, clubs
de races, agility, hypermarché de l'animal, revues spécialisées... - La
photo d'un animal nous attendrit, la vie des animaux a toujours autant de succès
auprès des spectateurs... - La médecine vétérinaire est plus performante
pour répondre aux demandes toujours plus pointues et légitimes des maîtres.
Ce livre apporte un éclairage nouveau sur l'incidence d'une proximité
humaine dans l'apparition des maladies aux animaux domestiques. La ressemblance
maître chien a été traitée dans le domaine humoristique. Dans ce livre de
nombreux témoignages exposés sous forme de cas cliniques révèlent le sérieux du
constat des similarités pathologiques entre le maître et son animal.
D'origines géographiques et culturelles éloignées, les
médecines douces représentent pour beaucoup un mystère qui est entretenu par un
vocable inadapté à notre époque. Comparer les différentes médecines c'est les
soumettre aux connaissances actuelles pour en trouver une organisation commune.
Dans la pratique vétérinaire l'effet placebo s'élimine d'emblée, la
compréhension des mécanismes opérants en est facilitée. La médecine appliquée
dans un pays est signifiante, elle renseigne sur les modèles de représentation
que les habitants dans leur culture ont d'eux-mêmes. Les différentes médecines
pratiquées dans le monde sont autant d'approches dans l'avancement de l'homme
vers une connaissance plus globale de son être. Ce livre apporte un éclairage
nouveau sur les médecines douces. En les comparant se dévoilent leurs fondements
qui révèlent des lois qui s'appliquent de tout temps au monde biologique. Ces
lois relient les médecines mais aussi les êtres, un mathématicien du début du
siècle en avait établit les équations dans la théorie générale des systèmes.
La question fondamentale qui pousse l'humanité dans la
recherche est "qui suis je". De là naît un dynamisme fait d'interactions
multiples avec tout ce qui l'entoure. La première réponse est cherchée
spontanément dans l'extérieur, c'est à dire le monde phénoménal dont l'analyse
apporte des modèles de compréhension. Mais l'analyse en isolant les composants
s'expose à une perte des rapports et des liens d'interactions, ce qui fausse le
résultat. S'en apercevoir c'est modifier le regard sur les phénomènes en
cherchant les processus interactifs qui unissent les composants. Ce livre
apporte un éclairage sur nous même qui n'est pas si nouveau puisque les
traditions affirmaient quelque organisation intérieure qui se confirme en
médecine énergétique aussi. Nos illusions isolationnistes enfantines entretenues
par l'apparence cèdent difficilement. La compréhension que des processus
organisateurs ont agi avant nous c'est à dire avant le "je pense donc j e suis",
à travers nous (organisation de la planète) et au delà de ce que nous sommes
actuellement (évolution de l'humanité) nous responsabilise plus encore sur notre
part active et maintenant consciente de l'évolution. Ce livre permet un regard
réflexif ; à travers l'animal c'est l'homme qui se cherche et finalement naît à
lui même.
Tous ces thèmes traités apportent des réponses d'autant
qu'ils sont accompagnés d'histoires vécues qui en assurent la fiabilité et le
rationnel. Ce livre n'est pas un glossaire. Une progression au cours de la
lecture amène petit à petit à reconsidérer les croyances fondamentales. Se
libérer des dogmes c'est s'ouvrir aux possibilités de l'imaginaire curatif,
c'est reprendre sa vie en main, c'est comprendre que de nombreux choix se
présentent pour solutionner les difficultés. Ce livre s'adresse donc aussi bien
aux détenteurs d'animaux domestiques qu'aux curieux des méthodes curatives, et
qu'aux chercheurs de vérités existentielles.
L'auteur : ancien chroniqueur de la revue "nos chats" et
participant de l'encyclopédie des chats, puis plus engagé dans des publications
de compréhension des médecines douces ("biocontact") a suivi le courant qui au
travers de son expansion a conduit à la reconnaissance de l'efficacité et du
besoin des autres médecines. Il exerce ces spécialités en pratique vétérinaire
ce qui est un gage de l'authenticité des cas cliniques décrits dans son
livre.
|
|
ARTICLE de SANKALPO
REIKI : DE NOUVEAUX HORIZONS
Je n'ajoute pas un livre de plus sur l'étagère encombrée
du Reiki. Ce livre veut justement faire place nette et claire, rendre ses
dimensions spirituelles, son intelligence à ce qu'on appelle le Reiki. Je
bouscule toutes les fadaises écrites à son sujet. Grâce à des années de
voyages en Asie et à ma connaissance des sciences ésotériques indiennes, il m'a
été transmis des clefs de compréhension nouvelles et une approche radicalement
spirituelle de cette tradition d'Usui. Tradition malmenée partout dans le monde.
Cette science très vite a été réduite à une fabrique de petits miracles. Il
est temps de dire plus que la vérité c'est à dire le sens et la nature profonde
de cette tradition. Il est temps aussi de la mettre vraiment au service de
plus d'humanité, de plus d'être et de joie à être. Dans notre monde
contemporain générateur de malaises, nous avons besoin de vivre autrement, de
nous relier réellement aux forces de vie d'amour et de lumière. Nous en avons
besoin énergétiquement et au quotidien. Ma nouvelle approche du Reiki, le Néo
Reiki, reste fidèle au quatre symboles et aux rituels d'initiation. Il donne la
possibilité de vivre le coeur et la science d'une spiritualité sans attendre on
ne sait qui ou on ne sait quoi. En particulier je dévoile de manière
compréhensible ce que sont les lois ésotériques des 7 corps et comment les
initiations les traversent, les modifient. Je fais le point sur les bienfaits
mais aussi les dangers d'initiations mal faites, mal préparées. Des lois
existent, on se doit de les respecter. Je développe aussi ce qu'on occulte
dans ce monde : la force positive de l'inconscient à portée de main, sans
longues épreuves, si on est correctement initié. Le dialogue avec l'Enfant
Intérieur est un chemin simple, immédiat. Je dévoile aussi de nouvelles
manières d'approcher le supraconscient et la médiumnité. Je donne des
repères pour faire le tri entre les channelings qui aident et les autres qui
n'aident pas et j'explique ce processus mystérieux que le Reiki peut permettre
d'expérimenter. Je décris aussi le processus de soins inédits venu du Tantra
indien. Le Néo Reiki fait un lien durable et harmonieux entre
inconscient, conscient et supraconscient. Cette approche n'a jamais été
développée dans le Reiki traditionnel et encore moins explorée. Mon livre
n'est pas fait de belles déclarations universelles, il s'appuie sur ma pratique,
sur l'expérience de dizaines de groupes de formation, sur un travail avec des
centaines d'élèves. Il peut donner à chacune et chacun la possibilité de
rebâtir sa totalité. Ce n'est pas une technique de plus mais le partage
effectif d'un mystère ancestral.
Mon livre n'est pas abstrait, il raconte mes voyages en
Asie, mes rencontres avec des maîtres, mes efforts pour tirer du silence ou de
la bêtise la tradition du Reiki. J'ai écrit en pensant à tous celles et ceux
qu'on avait bernés en ne leur transmettant que des broutilles alors qu'ils
avaient soif de vastitude et de lumière. Mon livre s'adresse aussi à ceux qui
sont sensibles aux traditions spirituelles asiatiques. Il a été publié en
Inde dans sa première version en 2001 par Diamond Books, éditeur majeur des
grands textes spirituels indiens.
Henri VIRET -
SANKALPO
|
|
Article de Jean-Marie LANDOUZY
MAL DE DOS - MAL DE DENTS
Mal de dos, Mal du siècle. Combien de fois n'avez-vous
pas entendu cette phrase ? Pourtant le XXè siècle est passé, le deuxième
millénaire est achevé et l'homme souffre toujours du dos. Depuis qu'il est
bipède l'homme souffre de son dos ! Sa position érigée et son travail sont les
causes essentielles de ce mal redouté. Planté sur ses pieds il se sert de son
dos pour soutenir ses bras qui lui permettent de travailler. Le quadrupède, plus
équilibré sur ses quatre points d'appui, résiste mieux à la pesanteur et comme
il ne travaille pas ses articulations vertébrales sont moins sollicitées que
celle de l'humain. La majorité des problèmes de dos proviennent de tensions
anormales qui s'exercent sur nos articulations vertébrales et sur nos muscles.
Un bon équilibre architectural du corps est le premier garant d'une posture qui
évite des tensions musculaires et articulaires anormales. Depuis longtemps
déjà nous savons que la posture de l'homme est importante pour résister à la
pesanteur. Une bonne position du corps permet de résister à l'effet de
compression de la pesanteur en répartissant les forces sur des surfaces
articulaires prévues pour résister. Les orthopédistes se sont intéressés depuis
longtemps à notre équilibre assuré par nos jambes, notre bassin et notre colonne
vertébrale. Un élément a été souvent omis dans cet équilibre : la tête. Les
causes du mal de dos sont nombreuses. Une des causes la moins connue est
l'influence des dents et notamment celui de l'équilibre de l'engrènement
dentaire et de la mandibule. Environ 35% des patients qui souffrent du dos sont
concernés. L'équilibre de la mâchoire est aussi la cause de nombreuses douleurs
et pathologies. Ces dernières années les médias ont attiré l'attention du public
sur cette relation pourtant connue des milieux médicaux depuis 1934. Ce livre
est une première dans le sens où il explique parfaitement comment les dents
peuvent provoquer un déséquilibre de la mâchoire et faire apparaître des
douleurs Nous n'avons qu'un ennemi : la pesanteur (Gabriel Matzneff) Des
travaux ont mis en évidence une relation entre des douleurs vertébrales et
crâniennes par un déséquilibre des articulations temporo-mandibulaires. En
1934, le Docteur Costen, aux Etats-Unis, décrit un ensemble de symptômes
provenant d'un mauvais positionnement de la mandibule et de l'engrènement
dentaire: Les symptômes localisés aux articulations
temporo-mandibulaires et à la face: Douleurs et craquements,
Limitation de l'ouverture buccale. Névralgies faciales. Migraines,
Douleurs des oreilles. Acouphènes ou sifflements
d'oreilles Vertiges. Sensations de brûlures de la langue, des ailes du
nez, des lèvres. Sécheresse de la bouche. Perlèche. Les symptômes
localisés à d'autres parties du corps : Douleurs cervicales. Douleurs de
la gorge. Douleurs dorsales. Douleurs d'épaule. Douleurs lombaires.
Sciatique.
Plus récemment le Docteur Mergui, dans son livre associe
la fibromyalgie à ce déséquilibre. En ce qui concerne le mal de dos, l'auteur
a constaté qu'environ 35% des patients qui souffrent du dos de manière chronique
présentent un déséquilibre de leur occlusion dentaire. En rétablissant cet
équilibre les douleurs chroniques disparaissent. Le mal de dos n'est pas le seul
à se manifester avec le déséquilibre de l'occlusion dentaire. Bien d'autres
maladies sont déclenchées par ce déséquilibre. Mais ces douleurs peuvent avoir
d'autres origines il est donc important de connaître toutes les causes qui
peuvent engendrer ces douleurs. Dans un chapitre spécial, les causes diverses
sont citées ainsi que la manière dont le déséquilibre dentaire
intervient. Que l'on parle de migraines, vertiges, céphalées, sifflements
d'oreille l'auteur fait une liste des causes possibles de ces pathologies
permettant au lecteur une investigation personnelle sur son cas. Les
craquements de la mâchoire sont expliqués: La cause de ce claquement qui se
produit en baillant, en mangeant, en ouvrant la bouche et qui est produit par la
luxation d'un cartilage situé dans l'articulation temporo-mandibulaire. L'auteur
nous donne les causes de la luxation et les moyens utilisés pour le faire
disparaître. Le traitement de ce syndrome est difficile. Jean-Marie LANDOUZY,
ostéopathe, par un travail de vingt ans dans un service de Stomatologie du
C.H.R. de Lille, avec une équipe de médecins et de chirurgiens-dentistes a
travaillé sur les causes du déséquilibre de la mandibule et ses retentissements
sur l'ensemble du corps. Il explique comment ce déséquilibre engendre les
douleurs. Dans un premier livre destiné au monde médical il a développé son
apport à cette pathologie et les techniques dentaires et ostéopathiques pour
traiter efficacement les causes de ce déséquilibre. Devant la détresse de
nombre de patients atteints par cette maladie, il s'est décidé à écrire un livre
pour que le grand public puisse, lui aussi, connaître cette pathologie :
" Comment la diagnostiquer avec certitude. " Etablir les causes
et les traitements. Pour permettre au lecteur de pénétrer dans ce monde
d'une manière douce et progressive, il raconte son travail de vingt années en
l'émaillant de cas cliniques, d'anecdotes qui lui sont arrivées. Le lecteur
rentre doucement dans cette histoire pour y comprendre l'ostéopathie, y acquérir
des notions d'anatomie et les signes cliniques qui accompagnent cette
pathologie. L'histoire de cette recherche permet au lecteur de trouver un peu
de repos dans cet univers aride de l'anatomie et de la biomécanique des
articulations temporo-mandibulaire par des anecdotes, des cas cliniques qui
illustrent bien les propos de l'auteur. L'auteur a bien décomposé les
mécanismes qui déclenchent le déséquilibre et les douleurs et il indique
clairement comment, sur un sujet, on peut créer artificiellement les
déséquilibres successifs qui entraînent la pathologie. En développant un
chapitre à toutes les maladies qui peuvent être en relation avec le déséquilibre
décrit, il cite aussi, pour ces même maladies, les autres causes afin que le
lecteur comprenne que ces douleurs peuvent être liées à d'autres causes. Il
consacre, pour les patients atteints par cette pathologie, un chapitre sur la
relation qui doit s'établir entre le patient et le praticien. Les traitements de
cette maladie sont souvent longs et difficiles, il est nécessaire que les
praticiens soient en harmonie avec leurs patients. Comprendre son thérapeute et
en être compris est indispensable dans un traitement qui demande une
complémentarité indispensable. L'auteur consacre tout un chapitre aux
différents traitements qui permettent de guérir cette pathologie. L'ostéopathie
est souvent indispensable pour compléter les traitements des
chirurgiens-dentistes et des orthodontistes. Il indique comment commencer le
traitement et comment le conduire car il s'agit souvent d'un traitement
long. En effet, s'il est bon de trouver les moyens de guérir une maladie il
est tout aussi important de s'en prémunir. Cette prévention commence dès le plus
jeune âge pour éviter que leur enfant acquiert et conserve un bon équilibre de
sa mandibule par des fonctions oro-faciales (respiration, déglutition,
mastication) normales. Beaucoup de parents se posent des questions sur
l'orthodontie de leurs enfants, en lisant ce livre, ils comprendront pourquoi il
est important de leur donner un bon engrènement dentaire afin de maintenir une
posture équilibrée, éviter les scolioses et les mauvaises attitudes. Destiné
au grand public ce livre est utile aux praticiens de santé qui sont confrontés à
cette pathologie complexe et difficile à comprendre. Pour cela il donne une
fiche d'examen qui peut être employée par le patient comme par le praticien pour
déterminer, dans un ordre précis, les causes possible des déséquilibres et
comment y remédier simplement. L'occlusion partie importante de l'Art
Dentaire est une science complexe et sans entrer dans des considérations trop
techniques l'auteur expose comment les dents peuvent générer le déséquilibre de
la mâchoire et entraîner des troubles posturaux majeurs. Beaucoup de
personnes souffrent de SADAM : Syndrome Algo-dyfonctionnel de l'Appareil
Manducateur. Elles sont à la recherche de documents sur cette maladie. Bien que
le mot S.A.D.A.M. n'apparaisse qu'au début du livre dans les différentes
appellations de la pathologie. Ce livre a été fait pour eux, mais le terme
S.A.D.A.M. étant trop technique pour les autres lecteurs il n'apparaît pas dans
le titre. Il est cependant consacré à cette pathologie et aux patients qui
cherchent une solution à leurs douleurs. Ce livre est intéressant par une
approche nouvelle de la position du corps humain et des troubles de la posture
générale du corps humain. Il est facile de considérer que la posture soit
soumise à la position du bassin, à une inégalité de longueur des jambes. Il est
moins facile de comprendre comment la mandibule qui est l'élément le plus mobile
de la tête peut, à cause d'un mauvais engrènement des dents, modifier
l'équilibre du corps humain. L'ostéopathe est en quelque sorte le
biomécanicien du corps par son travail sur toutes les structures osseuses et
musculaires qui soutiennent et animent le corps. Comme pour une voiture, des
perturbations du parallélisme des axes, entraînent systématiquement des troubles
de fonctionnement. Par ces techniques et la connaissance de toutes les
articulations, l'ostéopathe permet au corps de retrouver son équilibre et sa
mobilité. Cependant dans le déséquilibre de la mandibule, l'ostéopathie n'a
qu'une action sur certaines causes. Elle doit être associée à la chirurgie
dentaire et à l'orthodontie pour être efficace. De même le chirurgien-dentiste,
confronté à un déséquilibre de la mandibule, et l'orthodontiste, confronté
à un trouble de la posture et des fonctions oro-faciales devront se faire aider
par l'ostéopathe afin d'en éliminer toutes les causes. "Le diagnostic doit
précéder le traitement ce qui impose, dans un premier
temps d'avoir établi le diagnostic et l'on ne peut
diagnostiquer que ce que l'on connaît". (Sir William Osler) Cette
citation montre bien comment la connaissance des causes de quelque maladie que
ce soit est indispensable à son diagnostic, mais aussi aux techniques qui
pourront être employées pour en assurer la guérison ou le soulagement. La
médecine est une science des pannes, celles de l'organisme humain… Mais si le
médecin est un dépanneur, rien de plus, rien de moins, il est le dépanneur
d'une machine dont il ne possède pas les plans. (Lucien Israël) Pour être
un bon dépanneur il faut avoir les plans et lorsqu'on ne les a pas il faut
démonter la machine afin d'essayer d'en refaire les plans. C'est ce livre vous
propose de comprendre les relations entre les dents, l'équilibre de la mâchoire
et le reste du corps;
|
|
ARTICLES DE CLAUDIA RAINVILLE
ÉPROUVEZ-VOUS DE LA DIFFICULTÉ À VOUS EXPRIMER
?
Vous est-il déjà arrivé de ressentir un sentiment
d'impuissance à vous faire entendre ? Avez-vous de la difficulté à avoir des
échanges authentiques avec votre conjoint ? Lui reprochez-vous parfois de ne
parler que des autres ou des banalités quotidiennes ? Avez-vous, à certains
moments, eu l'impression de parler russe et que votre partenaire parlait le
chinois, tant il vous semblait difficile de vous comprendre ? Lorsque vous vous
adressez à votre conjoint, vous arrive-t-il de débuter votre phrase par " Est-ce
que je peux te dire quelque chose " ou encore " Est-ce que je peux te parler ? "
Lorsque vous étiez enfant, aviez-vous peur de vous exprimer devant une figure
d'autorité qui vous impressionnait (père, mère, professeur ou autre). Peut-être
avez-vous enregistré dans votre mémoire émotionnelle : parler = danger.
Je faisais la confidence suivante à une amie : " Autant
je peux être à l'aise lorsque j'enseigne ou donne des conférences, autant à
d'autres moments, en particulier dans mes relations affectives, je peux éprouver
de la difficulté à m'exprimer. " Je réalisai en lui parlant que là où résidait
ma difficulté, c'était lorsque j'avais peur de déplaire ou que l'autre se fâche.
Ma peur de déplaire provenait de mon grand besoin d'être
aimée et je dirais même plus, de ma dépendance affective. Quant à ma peur de la
colère de l'autre, elle était en résonance avec des situations que j'avais
vécues enfant.
J'avais environ sept ans lorsque mon frère aîné, qui
avait été placé chez des gens jusque-là, vint habiter avec nous. Il ramenait
avec lui un lourd bagage de souffrances causées par le rejet, l'abandon et les
mauvais traitements qu'on lui avait infligés. Pour se protéger, il avait
développé le mode de réaction de l'agressivité et de la violence.
Lorsque nous étions réunis, il s'agissait que l'une de
mes soeurs dise un mot de trop pour nous retrouver en pleine scène dramatique,
chargée de violence.
Mon frère avait une susceptibilité à fleur de peau.
S'exprimer était donc devenu quelque chose de dangereux chez nous. Ma mère nous
répétait constamment : " Taisez-vous, ne faites donc pas exprès, vous le
connaissez ! " J'avais donc enregistré dans ma mémoire émotionnelle : parler =
danger.
Quand j'étais confrontée à la peur de déplaire à mon
interlocuteur, ou de le fâcher, une panique intérieure s'emparait de moi, créant
ainsi une distorsion dans ma pensée. Plus j'essayais de m'expliquer, plus je
m'enlisais, donnant ainsi le pouvoir à l'autre de me dénigrer, de me rejeter ou
de me blesser. Cela me faisait tellement souffrir que je me taisais, me
réfugiant à l'intérieur de moi-même, ravalant alors mon chagrin, ma déception et
mon impuissance.
Presque tous les hommes avec lesquels j'ai vécu une
relation de couple étaient très susceptibles, portant en eux de douloureuses
blessures d'amour-propre.
J'ai essayé de ménager chacun d'eux, comme ma mère le
faisait avec mon frère (sans le savoir, c'est nous que nous ménagions). Avec
chacun d'eux je me suis retrouvée, sur le plan de la communication, dans des
luttes de pouvoir que je ne désirais nullement. Tout ce que je souhaitais,
c'était de pouvoir exprimer ce que je ressentais.
Voici un exemple de ce genre d'échanges.
Je rentre de voyage, j'ai très hâte de revoir mon
conjoint, et réciproquement. Il m'a gentiment apporté des fleurs. Nous avons
trois bonnes heures de route devant nous. J'essaie d'établir le dialogue suivant
avec lui :
Moi : " Tu sais, très souvent lorsque nous communiquons,
tu me parles de ton père, de ta mère, de ta sœur... ou des nouvelles à la
télévision, mais rarement de toi, de ce que tu vis. J'aimerais tant qu'on puisse
arriver ensemble à développer une communication authentique. "
Lui : " Comparé à ton frère, je parle beaucoup... " (Il
fait référence à mon frère, que nous avions croisé en route en allant dire
bonjour à mes soeurs).
Moi : " Ce n'est pas de mon frère dont il s'agit, mais
de nous. Avec cette remarque, que puis-je ajouter ? Je ne me sens pas entendue
dans ce que j'essaie de te dire. "
Lui (en lui-même) : " Bon voilà, qu'est-ce qu'il y a
encore qui ne fait pas son affaire ? (Verbalement, sur un ton impatient) : "
Qu'est-ce qui a bien pu t'amener à me parler de ça maintenant ? "
Moi (commençant à avoir peur qu'il se fâche) : " Pendant
mon voyage, en lisant sur la communication authentique, je me suis rendu compte
à quel point nous parlons des autres, de la pluie et du beau temps ou autres
banalités, mais rarement de ce que nous ressentons. "
Lui (commençant à être irrité) : " Tu sais que j'ai
horreur de ce genre de discussion. "
Moi (j'essaie de me faire entendre) : " Eh bien, tu vois
que nous avons un problème à communiquer. J'essaie de te parler de quelque chose
qui pourrait améliorer notre relation de couple et... "
Lui (fâché) : " Ce que je vois, c'est que tu essaies
constamment de détruire ce qu'on tente de bâtir. Nous étions bien, heureux. Non,
il faut que tu apportes des problèmes ! C'est ta jouissance de brasser
continuellement de la merde. Mais tu vas la brasser toute seule, parce que moi,
j'en ai ras le bol ! "
Moi (en moi-même) : " Ça y est, le voilà fâché. La
dernière chose que je voulais, c'était bien cela. J'avais tellement hâte de le
revoir. Pour être gâché, ce retour est bien gâché et là, j'en aurai pour combien
de jours ou de semaines avant qu'il ne se défâche ? "
Je me suis tue le reste du trajet, ravalant ma
déception, ma peine et mon impuissance à me faire entendre. Dans les jours qui
ont suivi, j'ai tout fait pour tenter de me faire pardonner, car il me rendait
responsable de la tournure des événements. C'est moi qui avais entamé cette
discussion ; si je n'avais pas abordé ce sujet, nous n'en serions pas là. Donc,
c'était moi la coupable.
Lorsque ma mère nous disait : " Taisez-vous, ne faites
pas exprès... ", je croyais aussi que c'était de notre faute, à mes soeurs et à
moi, si mon frère explosait. Pour m'en affranchir, il fallait que,
dans un premier temps, je cesse de m'attribuer tous les torts et que je
reconnaisse la part de susceptibilité de mon conjoint, pour être en mesure d'y
apposer un " STOP ".
En second lieu, il fallait me replacer dans une
situation traumatisante où mon frère se montrait agressif, et me demander ce que
j'aurais pu faire, à ce moment-là, et que je n'ai pas fait. Puis, par imagerie
mentale, me voir en train de le faire.
Je ferme donc les yeux, je me détends. Puis je laisse
les images monter en moi.
Je nous vois tous assis à la table, ma soeur aînée à une
extrémité et mon frère à l'autre. Je vois celle-ci dire quelque chose qui fâche
mon frère. Il prend son verre et le lui lance en plein visage. Le sang gicle. Ma
mère crie. Je suis si terrifiée que je n'entends pas ce qu'elle dit, je reste
figée par l'émotion.
C'est là que, par la visualisation, je me vois, moi, la
femme d'aujourd'hui, aller rassurer cette petite fille de huit ans que j'étais.
Je lui dis que je suis là, qu'elle n'a plus besoin
d'avoir peur. Je la rassure aussi sur l'état de sa sœur : " Ce n'est qu'une
coupure au-dessus du sourcil, elle va s'en remettre. " Puis, je l'aide à
exprimer sa peur à son frère que je vois, seul et calme. La petite fille en moi
s'approche et lui dit : " Jacques, j'ignore si tu sais à quel point j'ai peur de
toi. Je préfère ne pas venir manger plutôt que de me retrouver à la même table
que toi. Je ne te dis pas cela pour t'accuser, mais pour que tu le saches. "
Je poursuis ma visualisation et vois mon frère me
répondre : " Mais, je ne t'ai jamais touchée, toi ! " Moi : " Je
sais, mais ça m'a fait aussi mal que si c'était à moi que tu avais lancé le
verre. " Lui : " Je sais que, parfois, j'ai des comportements
agressifs, mais c'est lorsque j'ai l'impression que vous ne m'acceptez pas.
" Moi : " Jacques, on ne demande pas mieux que de t'accepter, mais
aide-nous à avoir moins peur de toi. " Lui : " Je ne savais pas que
je vous faisais si peur... Désormais, quand je serai en colère, je ferai autre
chose que de me fâcher contre vous. "
Moi : " Merci, Jacques, de m'avoir écoutée. Je sais que
tu n'es pas méchant. C'est parce que, toi aussi, tu as été blessé. "
Mon frère a délaissé ses comportements de violence
depuis très longtemps. Ce n'est pas avec le frère d'aujourd'hui, qui est si
gentil, que j'avais un problème d'expression, mais avec celui qui appartenait à
mon passé.
De plus, cette crainte m'amenait à être maladroite dans
ma manière de dire ce que je voulais exprimer, ou me faisait choisir des moments
tout à fait inopportuns pour le faire.
J'observai, suite à ce processus, que je ne demandais
plus l'autorisation à mon conjoint pour lui exprimer ma pensée. En effet, avant
ce processus de libération, très souvent, lorsque je m'adressais à mon époux, je
commençais par lui dire : " Est-ce que je peux te parler ? Est-ce que je peux te
dire quelque chose ? "
Ces questions démontraient, sans que j'en sois
consciente, ma peur de m'exprimer. De plus, je ne réalisais pas qu'en m'y
prenant ainsi, j'amenais mon conjoint à prendre une position de défensive et de
méfiance.
Depuis que je me suis départie de cette équation :
parler = danger, je m'exprime tellement plus librement avec lui et notre
communication est devenue beaucoup plus authentique.
Il est important de comprendre que le cerveau limbique
ne fait pas la différence entre les images provenant de l'extérieur ou de
l'intérieur, nous pouvons donc, à partir des images qu'il possède déjà en
mémoire, lui en donner de nouvelles sans toutefois nier celles qu'il a déjà
acceptées et mémorisées.
En ce qui concerne la scène de violence dans laquelle
j'étais restée figée, où ma conclusion fut : parler = danger. En me visualisant
parler à mon frère, alors que celui-ci m'accueille en me disant qu'il ne
réalisait pas à quel point il me faisait peur, l'équation : parler = danger ne
tient plus. Je lui ai parlé et il m'a accueillie. Ma nouvelle conclusion devient
alors : parler = être entendue, et violence = rejet (c'est parce que mon frère
se sentait rejeté qu'il exprimait cette violence). Par conséquent, ma crainte de
m'exprimer disparaît.
" Rien dans notre inconscient n'est à rejeter mais tout
simplement à réaligner et à transmuter. " Carl Jung
Claudia Rainville.
Pour en savoir davantage, lire le livre "
Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives. " Aux
éditions Quintessence. Visitez également le site Web www.metamedecine.com
|
|
suite....
PARENTS ATTENTION ! VOS ENFANTS VOUS
ECOUTENT.
Valérie est boulimique depuis le début de son adolescence.
Sa mère ne sachant plus comment l'aider, la convainc de me rencontrer.
La boulimie est bien souvent reliée à une forme
d'autodestruction liée à un sentiment d'abandon ou de culpabilité. Or, telle
n'est pas la situation de Valérie qui a grandi dans un milieu aimant et qui
n'est habitée d'aucune culpabilité. Qu'est-ce qui aurait donc pu conduire une
enfant aimée comme Valérie à se faire vomir pour rejeter la nourriture qu'elle
vient d'ingérer ? Elle-même l'ignore. Elle me dit que cela a débuté vers l'âge
de 12 ans et maintenant, c'est presque devenu un réflexe.
Que s'est-il donc passé vers cet âge ? Apparemment rien de
traumatisant.
Au cours d'un séminaire de " Libération de la Mémoire
Émotionnelle " auquel Valérie participa, je parlai des mères qui craignent de
voir leur fille grossir. Cela réveilla un souvenir chez Valérie. À l'âge de 12
ans, lors d'une consultation de routine chez le médecin, elle entendit sa mère
répondre au médecin : " En effet, je vais surveiller la diète de Valérie, je
trouve également qu'elle a pris du poids ces derniers temps. " Valérie fut très
étonnée d'entendre cette réplique venant de sa mère, jamais elle n'avait pensé
avoir un surplus de poids, mais à partir de ce moment elle devint hantée par
l'idée de grossir. C'est ainsi que pour s'en protéger elle prit l'habitude de se
faire vomir chaque fois qu'elle craignait que la nourriture qu'elle venait
d'ingérer aurait pu lui faire prendre du poids.
Philippe a 43 ans. Il soufre de violents maux de tête
depuis qu'il a 13 ans. Philippe a tout essayé pour s'en libérer, sans résultats.
Lui non plus ne se souvient pas ce qui a pu se passer vers l'âge de 13 ans, qui
aurait pu lui occasionner de tels maux de tête qui se transforment parfois en
migraines. Au cours d'un séminaire, il se rappela une situation qu'il avait
vécue à cet âge. Avec sa perception cartésienne, il me dit : " Ce ne peut-être
un événement aussi anodin qui puisse être responsable des maux de tête dont je
souffre depuis 30 ans ! "
Je l'invitai à me raconter ce qu'il considérait anodin. Il
me dit qu'enfant, il était un gentil petit garçon, mais que vers l'âge de 12 ou
13 ans il devint rebelle n'ayant plus envie de plaire à papa et maman. Un soir,
Philippe entendit ses parents discuter de la possibilité de le placer dans une
école de redressement. Il eut tellement peur qu'il renonça par la suite à sa
propre individualité pour devenir soumis. Philippe comprit : " Si je ne me
conforme pas à ce que les autres attendent de moi, on va me rejeter. " Trente
ans après cet événement, Philippe vivait toujours dans la crainte de déplaire à
ceux qu'il aimait, mais en même temps il avait le sentiment que les autres ne
tenaient pas compte de ce qui avait de l'importance pour lui et il se sentait
souvent perdant.
Nadia, elle, est atteinte d'un cancer du poumon. Nadia vit
une relation homosexuelle depuis quelques années. Sa compagne qui l'aime
beaucoup lui met de la pression pour qu'elles puissent vivre leur amour au grand
jour, ce dont Nadia se sent absolument incapable. Lorsque Nadia avait 11 ans,
elle entendit un jour sa mère déclarer à l'une de ses belles-sœurs : " Oh moi,
plutôt que d'apprendre que ma fille est homosexuelle, j'aimerais mieux entendre
qu'elle est morte ! " Nadia n'avait jamais révélé le secret de son homosexualité
à qui que ce soit et inconsciemment elle était en train de se tuer plutôt que de
prendre le risque que son secret soit dévoilé.
Que d'histoires de ce genre ai-je pu entendre ? Que de
parents comme ceux de Valérie, Philippe ou Nadia peuvent dire des choses
concernant leurs enfants sans mesurer la portée de telles paroles. L'influence
qu'ont les parents sur leurs enfants est bien plus grande qu'ils ne pourraient
l'imaginer. Autant des paroles encourageantes peuvent engendrer la réussite chez
leurs enfants autant des paroles dévalorisantes peuvent avoir une influence
désastreuse dans leur vie...
Parents, soyez vigilants, vos enfants vous écoutent même
lorsque vous ne vous adressez pas à eux. Prenez donc l'habitude de parler en
bien de vos enfants et d'entretenir des propos positifs à leur égard afin de
leur offrir toutes les chances d'être heureux et de croire en eux-mêmes.
Si nous avons été affectés par de tels propos, il est
possible de transformer ces paroles pour qu'elles cessent d'avoir un effet
destructeur dans notre vie. Pour ce faire, il s'agit de se replacer dans la
situation vécue, de préférence en état de détente, et d'entendre son ou ses
parents expliquer leurs propos. Par exemple : Valérie peut se revoir chez le
médecin et entendre cette fois sa mère dire : " Je trouve que Valérie a un poids
idéal, mais comme elle a bon appétit je vais veiller à son alimentation pour
qu'elle maintienne bien son poids. " Ce qui est différent de : " Je trouve que
ma fille devient grosse ", ce qu'avait compris Valérie.
Dans l'exemple de Philippe, il peut revoir la scène ou ses
parents discutent à son sujet et cette fois entendre sa mère dire à son père : "
Je ne sais vraiment plus quoi faire avec Philippe, il est tellement rebelle en
ce moment. Si on lui disait que s'il ne veut pas y mettre du sien on se verra
obligé de le placer en institution. " Cette nouvelle formulation n'abolit pas la
menace, mais propose une invitation à se comprendre mutuellement.
Quant à Nadia, elle pourra également revoir l'endroit et le
contexte dans lequel elle entendit sa mère confier à sa belle-sœur sa crainte
que l'un de ses enfants soit homosexuel. Mais cette fois elle entendra dire : "
La dernière chose que je voudrais apprendre, c'est que ma fille est
homosexuelle. J'aurais peur d'être jugée par mon entourage, que l'on croit que
c'est de ma faute, en plus de voir ma fille souffrir de rejet et
d'incompréhension. " Avec cette nouvelle formulation Nadia peut comprendre les
craintes de sa mère plutôt que d'y voir une condamnation.
Comme nous le voyons ici, il y a les propos des parents,
mais il y a également la compréhension de l'enfant. Compréhension que nous avons
donnée à des paroles qui parfois n'exprimaient qu'une émotion de peur ou de
colère. Comme cette mère qui dit à son aînée à qui elle avait confié le bébé qui
vient de tomber : " Oh toi ! On ne peut jamais te faire confiance... " Ces
paroles n'expriment que la peur intense ressentie par la mère au moment où elle
voit son bébé tomber, qui pleure à fendre l'âme. Avant cet incident, elle ne le
pensait pas et ne le pensera plus par la suite, mais pour l'enfant qui reçoit
ces paroles dans une décharge de colère, il pourra croire qu'il n'est pas digne
de confiance et s'abstiendra par la suite de prendre la moindre responsabilité.
Il n'est jamais trop tard pour discuter avec nos enfants
sur la raison pour laquelle nous avons agi ainsi ou dit telle chose. Cela peut
faire toute une différence dans la relation parent-enfant en plus d'être
libérateur de scénarios de souffrance.
Ton amie, Claudia Rainville
Pour en savoir davantage je t'invite à lire Guérir
les blessures de son passé. Métamédecine des relations affectives. Aux éditions
Quintessence. Consulte aussi le site Web www.metamedecine.com
|
|
suite ...
PORTEZ-VOUS LA DOULEUR DE L'ACCUSATION
?
Nancy et Raymond vivent ensemble depuis bientôt sept ans,
ils s'aiment beaucoup mais ils en sont au point où ils ne peuvent plus partager
ce qu'ils ressentent sans que cela dégénère en conflit.
Pour éviter les confrontations, Raymond n'ose aborder ces
sujets délicats, ce qui amène Nancy à lui reprocher de ne parler que des autres
ou de banalités quotidiennes. Nancy souffre de ne plus avoir avec son conjoint
des échanges authentiques comme ils avaient au début de leur relation où l'un
considérait l'autre comme son meilleur ami.
À présent l'un semble parler le russe et l'autre le
chinois. Nancy en vit une telle impuissance à se faire entendre malgré toute sa
bonne volonté. Dès qu'elle touche à un aspect de Raymond qu'elle souhaiterait
lui faire voir, il le reçoit comme une critique et réagit par de l'agressivité
parfois verbale mais le plus souvent non verbale.
Voilà que Raymond dut partir trois semaines à l'étranger.
Ils prirent l'habitude de s'écrire tous les jours grâce à la télécopie.
Graduellement Nancy reprit espoir de pouvoir communiquer de nouveau avec
Raymond.
Quelque temps avant son retour, Nancy voulut lui faire une
surprise en lui téléphonant. Raymond fut très heureux de l'entendre. Ils
parlèrent de choses et d'autres quand à un moment donné Raymond lui partagea
qu'il avait réalisé une attitude qu'il avait adoptée devant un certain
comportement qu'elle avait à son égard.
Nancy en ressentit un malaise qui la perturba. Après leur
conversation téléphonique le malaise s'amplifia au point qu'elle ne pouvait plus
se concentrer à son travail.
Nancy se demanda ce qui s'était passé puisque la
conversation avait été agréable, bien qu'à un moment donné, elle avait capté de
la colère et du ressentiment que Raymond avaient à son égard par rapport à des
situations passées.
Cela réveilla une vive douleur en Nancy qu'elle ne pouvait
identifier. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle ne pouvait plus vivre avec
cette agressivité non verbalisée qu'elle ressentait de la part de Raymond
vis-à-vis d'elle.
Elle lui écrivit alors un message lui disant qu'elle ne
pouvait plus supporter ses accusations continuelles nourries par sa colère
refoulée et sa rancune entretenue pour leurs conflits passés. Elle lui exprima
que bien qu'elle l'aime énormément, elle mettrait fin à sa relation avec lui
s'il ne guérissait pas de cette agressivité à son égard.
Lorsque Raymond reçut son mot par télécopie après leur
coup de téléphone, il en fut stupéfait. Il ne comprenait pas que Nancy ait pu
ressentir de la colère de sa part alors qu'au contraire, il était si heureux de
lui parler.
En d'autres temps Raymond aurait laissé passer cette
situation sans y accorder trop d'importance en pensant " ça c'est bien elle, dès
que ça commence à aller bien entre nous, il faut toujours qu'elle mette la
pagaille. "
Mais cette fois Raymond opta pour se centrer au niveau de
son cœur et écrivit à son tour à Nancy : " Je viens de recevoir ton fax. J'ai
été très étonné de ce message. Je choisis de te répondre tout de suite. Tout
d'abord, je veux m'excuser si tu as ressenti de la colère ou autre chose mais je
te jure que ce ne fut pas le cas de mon côté. Lorsque je t'ai donné cet exemple,
je ne pensais pas que tu le prendrais comme cela. Je te redis que j'ai été
vraiment très très surpris de ton interprétation. J'étais vraiment heureux de te
parler, d'autant plus que cela faisait un bon moment que je ne t'avais pas parlé
de vive voix. Mon exemple était probablement mal choisi et je m'en excuse
encore. Si j'ai voulu te répondre tout de suite, c'est pour ne pas laisser ce
malentendu grossir et nous blesser tous les deux. Je te réitère mes sentiments
les plus profonds pour toi, Raymond. "
Lorsque Nancy lut la missive de Raymond, sa première
réaction fut de se dire " il ne veut même pas contacter sa colère, mon ressenti
ne peut pas se tromper à ce point, je me suis bien sentie accusée ".
Soudain elle réalisa en disant le mot " accusé " qu'elle
et lui portaient la douleur de l'accusation puisqu'elle avait réagi exactement
comme Raymond dans une situation où c'était elle cette fois qui lui avait
partagé quelque chose.
Elle constata comment dans sa relation avec Raymond elle
se sentait continuellement accusée. Dans ces accusations elle se sentait
coupable et cherchait continuellement à lui faire porter une partie du blâme
pour se déculpabiliser. Cela l'amena à comprendre comment dans cette douleur
d'accusation qu'ils portaient tous les deux, chacun réagissait de manière
différente.
Lorsque Raymond se sentait accusé, il devenait rebelle, se
fermait, ruminait sa colère qui, avec le temps, nourrissait son ressentiment.
Nancy elle, face à l'accusation, prenait tout le blâme
mais voulait tellement que l'autre la soulage de ce fardeau en prenant une part
de responsabilité du conflit.
Avec Raymond, elle avait le sentiment qu'à aucun moment il
n'avait prit sa part de responsabilité dans leurs difficultés relationnelles, ce
qui la faisait tellement souffrir.
Par exemple au cours d'un voyage, un conflit de taille
avait éclaté entre eux. L'agressivité de Raymond l'avait bouleversée. Sur le
chemin du retour, alors que Raymond était toujours dans sa colère, elle lui
avait demandé " Raymond, dis-moi que je ne suis pas la seule responsable du ce
voyage gâché ! " Raymond lui avait répondu " oui, tu es la seule responsable,
j'ai accepté de prendre ces vacances avec toi, on a tout pour être heureux et il
faut que tu gâches tout. De toute façon c'est toujours comme ça avec toi. "
Nancy s'était sentie anéantie par la réponse de Raymond au
point qu'elle aurait voulu mourir tant ça lui faisait mal.
Cette douleur d'accusation était en lien avec ce qu'avait
vécu Nancy lorsqu'elle était enfant. Sa mère lui faisait porter tout le poids de
sa fatigue et de ses difficultés relationnelles avec les hommes de sa vie.
Pour ajouter à ce sentiment de culpabilité, Nancy avait
vécu une situation traumatisante à l'âge de dix ans avec son professeur. Cette
dernière ne l'avait pas dans son estime et cherchait continuellement à la
prendre en défaut.
Un jour ce professeur avait apporté des images à l'école
qu'elle destinait aux élèves qui auraient les meilleurs résultats. Les images
disparurent. Nancy fut accusée devant toute sa classe d'avoir volé les images.
Son professeur recommanda qu'elle soit traitée comme une voleuse et pour la
punir, qu'elle soit mise à l'écart.
Cela lui fit extrêmement mal mais au lieu de tenter de se
défendre, elle prit l'accusation contre elle, se sentant coupable. Il est vrai
qu'elle avait regardé ces images posées sur le coin du pupitre de son
professeur, mais elle ne les avait pas volées pour autant.
L'accusation de Nancy était comme un couteau déposé devant
elle qu'elle aurait pu simplement rendre à son professeur mais que dans sa
fausse culpabilité, elle s'était planté.
Durant le reste de l'année scolaire, elle sentit de
l'accusation et du ressentiment dans le regard de son professeur vis-à-vis
d'elle, bien qu'elle ne chercha plus à la prendre en défaut.
Il est possible que ce qu'elle percevait comme de
l'accusation et du ressentiment de la part de son professeur était en fait un
malaise relié à du regret. Il est possible aussi que son professeur retrouva ses
images mais qu'elle n'osa jamais lui dire par crainte de perdre l'estime de ses
étudiants après ce qu'elle avait fait à Nancy.
Car Raymond, après des situations conflictuelles voyait
bien sa part de responsabilité mais ne lui en avait jamais parlé de crainte de
diminuer dans son estime.
Dans sa vie, Nancy n'en continuait pas moins à avoir
toujours peur d'être prise en défaut. Elle était hypersensible à la critique et
dans une situation conflictuelle, elle s'en attribuait tous les torts mais à son
tour elle accusait Raymond ou les autres de la blâmer.
Raymond portait également la douleur de l'accusation de
par son père qui le critiquait pour tout et pour rien. Tout comme Nancy, il
avait aussi vécu une situation à l'école où il avait été accusé injustement et
traité de voleur.
C'était un matin, il était près du casier où il rangeait
ses effets. Un garçon qu'il ne connaissait pas lui proposa d'échanger son
cadenas avec le sien. Comme celui qu'il lui proposait était de qualité
supérieure, il accepta sans hésiter. Le garçon qui avait procédé à l'échange
n'était pas sitôt parti qu'un autre garçon vit le cadenas que Raymond tenait
dans sa main. Il lui enleva, l'accusant de l'avoir volé. Bien qu'il tenta de
s'expliquer, l'autre ne l'écouta pas. Une rumeur de voleur circula sur son
compte avec laquelle il dut vivre le reste de l'année scolaire sans pouvoir
jamais s'expliquer. Raymond s'isola complètement, ne se mêlant plus à personne.
Nancy réveillait la douleur d'accusation de Raymond chaque
fois qu'elle l'accusait injustement par ses fausses perceptions et Raymond
réveillait sa douleur à elle lorsque dans sa colère il lui attribuait tous les
torts.
Quelles sont les solutions pour que Raymond et Nancy
cessent de se blesser et évitent une éventuelle séparation ?
1* étape.
Raymond doit identifier les facteurs qui déclenchent chez
lui l'agressivité qu'il exprime dans ses humeurs, ses attitudes ou par la
violence verbale.
Nancy elle, doit cesser de se croire fautive de tout ce
qui arrive et par le fait même arrêter de vouloir imposer à Raymond ou aux
autres une partie du blâme qu'elle ne veut plus porter. Car elle est convaincue
que si l'autre ne prend pas cette partie, elle lui revient de droit, ce qui est
absolument faux mais c'est ce qu'elle avait cru enfant.
2* étape.
Nancy et Raymond devront apprendre à mettre les bons mots
sur leurs sentiments pour éviter le piège de leurs perceptions erronées.
Au début Nancy avait perçu de la colère et du ressentiment
de la part de Raymond mais lorsqu'elle a identifié le sentiment qui l'habitait,
elle a pu mettre le mot " accusation. "
Avec sa perception erronée, c'est elle qui accusait
faussement Raymond. Avec l'identification de son sentiment, elle a pu contacter
sa douleur pour remonter à sa source et ainsi être en mesure de s'en libérer
!
Cette étape de mettre les bons mots sur nos sentiments
n'est pas facile au début parce qu'il faut apprendre à être à l'écoute de ce qui
se passe en nous, mais ce sont justement ces " mots " qui vont nous permettre
d'identifier la douleur qui nous habite.
3* étape.
Nancy et Raymond chercheront ce qu'ils auraient pu faire
par le passé pour ne pas vivre ces sentiments.
Il est certain que dans le passé ils étaient plongés dans
des émotions extrêmement difficiles à gérer compte tenu de leur âge et de leur
situation de dépendance qui les maintenaient dans la peur. Mais le fait de
rechercher ce qu'ils auraient pu faire leur permettra de quitter leurs vieux
modes de réaction inadaptés pour acquérir des moyens d'agir favorablement dans
une nouvelle situation où de nouveau ils se sentiront accusés.
Par exemple Nancy aurait pu conserver sa dignité sachant
qu'elle n'avait pas volé les images et dire à son professeur en la regardant
dans les yeux " vous avez fait erreur, vous m'avez accusé sans preuve mais je
veux que vous sachiez que, quelles que soient les raisons qui vous ont amenée à
croire que c'est moi qui ai pris vos images, vous vous trompez, ce n'est pas
moi. "
Raymond de son côté aurait pu écrire une lettre à ce
garçon dans laquelle il lui aurait expliqué ce qui s'était passé avant qu'il ne
le trouve en possession de son cadenas plutôt que de nourrir de la colère et du
ressentiment envers ce garçon qui avait refusé d'entendre ses explications et
qui avait semé cette fausse rumeur.
Il est intéressant de constater que sans le savoir, c'est
exactement ce qu'a fait Raymond cette fois en se centrant au niveau de son cœur.
Ainsi, intuitivement, il avait choisi d'agir plutôt que de réagir par le mutisme
et l'agressivité. C'est ce qui avait permis à Nancy de remettre en question sa
perception erronée pour contacter la douleur que cette fausse perception
réveillait.
4* étape.
Nancy et Raymond feront la 4* étape en état de détente, où
par imagerie mentale, ils vont se replacer dans le contexte d'accusation qu'ils
ont vécu et ainsi se voir le faire. Nancy se verra face à son professeur lui
dire qu'elle a fait erreur, que ce n'est pas elle qui a volé les images. Raymond
se verra écrire cette lettre pour ce garçon qui l'a accusé, il pourra se voir
aller la remettre au professeur de ce dernier ou à ses parents pour que cette
lettre lui soit lue.
5* étape.
Nancy sera attentive aux situations où elle pourrait avoir
tendance à se croire entièrement responsable. Elle prendra sa part et laissera
le soin à l'autre d'assumer la sienne. De plus elle sera attentive à ne plus
faire de reproches pour tout et pour rien à Raymond.
De plus Nancy n'accordera plus de crédit à ce qui est dit
sur le coup de la colère. Car c'est ce qu'elle avait fait lorsque Raymond, dans
sa colère, lui avait dit qu'elle était entièrement responsable d'avoir gâché ce
voyage. Il ne le pensait pas, mais Nancy, elle, crut que c'était vrai, ce qui
lui laissa croire que c'était elle qui était la mauvaise, la méchante qui
gâchait tout.
Raymond, de son côté, apprendra à exprimer à Nancy la part
qui lui revient dans des situations où le désaccord pourrait de nouveau se
manifester.
Il ne permettra plus à qui que ce soit de lui adresser un
blâme non fondé mais il apprendra à prendre une remarque ou une suggestion sans
penser que l'autre veut le critiquer.
6* étape.
Nancy et Raymond pourront reprendre les histoires
anciennes non achevées qui alimentent les reproches lors d'une dispute. Ils
pourront assumer chacun leur part de responsabilité et ainsi tourner la page
définitivement sur ces vieilles rengaines afin de vivre la relation harmonieuse
qu'ils souhaitent tous les deux.
Ton amie, Claudia Rainville.
Pour en savoir davantage je t'invite à lire le
livre. " Guérir les blessures de son passé. Métamédecine des relations
affectives ". Aux éditions Quintessence. Consulte aussi le site Web www.metamedecine.com
|
|
suite ...
ÊTES-VOUS RESPONSABLE ?
À cette question, plusieurs personnes ont le réflexe de
répondre "OUI". Oui parce qu'elles paient leur loyer, leurs redevances, qu'elles
prennent soin de leurs enfants, font bien leur travail, etc...
La notion de responsabilité dont je veux vous entretenir
va beaucoup plus loin que d'agir en bon citoyen.
Elle consiste à se reconnaître comme étant créateur de ce
que nous vivons. Lorsque j'aborde ce sujet au cours de mes conférences,
j'entends souvent des réflexions de ce genre : " si j'ai perdu mon
emploi, cela n'a rien à voir avec moi, ce n'est tout de même pas de ma faute si
mon entreprise a fait faillite... " je suis atteinte d'un cancer, je
n'ai rien fait pour avoir cette maladie... " j'étais le souffre-douleur
de ma mère, je n'ai jamais rien fait pour mériter une telle violence de sa
part... " mon mari m'a abandonnée avec mes enfants, je me suis donnée
cœur et âme à cet homme, ça ne peut être de ma faute...
La loi de responsabilité a très souvent été confondue
avec le sentiment de culpabilité, c'est ce qui la rend si difficile à accepter
pour nombre de personnes qui l'entendent ainsi : "Si je me suis créé cette
situation ou cette maladie, c'est donc de ma faute si je suis perturbé ou
malade."
Cette compréhension erronée de la loi de responsabilité
prend racine pour beaucoup d'entre nous dans l'éducation religieuse que nous
avons reçue. Dans l'éducation judéo-chrétienne, on nous apprenait à nous en
remettre à une puissance supérieure qu'on appelait Dieu. Si nous agissions en
fonction de ses commandements et que l'on pratiquait des actes méritoires, nous
serions récompensés au cours de cette vie ou après notre mort. À l'inverse, si
nous manquions à ces commandements ou à ceux de l'église, nous serions punis
!
Dès lors, lorsqu'une tuile nous tombait sur la tête sans
explication, notre réflexe était de nous dire : "Qu'est-ce que j'ai fait au ciel
pour que cela m'arrive ?" ou encore nous recherchions un responsable extérieur à
nous, qui était forcément "le coupable". C'est ainsi que lorsqu'une situation
nous faisait souffrir, soit que l'on se culpabilisait en croyant l'avoir
méritée, ou que l'on accusait des personnes ou même Dieu d'en être
responsable.
Il est parfois bien plus facile de blâmer les autres de
nos frustrations ou de nos souffrances que de nous interroger sur ce qui émane
de nous pour que nous soyons confrontés à de telles situations.
Lorsque je dis qu'être responsable c'est se reconnaître
comme étant le créateur de ce que nous vivons, cela ne veut pas dire que nous
avons délibérément créé des situations agréables ou désagréables. Cela suppose
plutôt d'accepter et de reconnaître que nos pensées, nos sentiments, nos
attitudes ou les leçons que nous devons intégrer dans notre évolution ont donné
naissance aux situations heureuses ou malheureuses que nous avons rencontrées ou
que nous vivons actuellement.
Ainsi lorsqu'une situation désagréable nous arrive, on
peut s'interroger afin de rechercher ce qui, en nous, a pu y donner naissance.
Voici quelques exemples: " Nous sommes enrhumés.
On peut très bien chercher ce que ce rhume veut nous dire ou nous faire
comprendre. Aurions-nous besoin de repos ? Y aurait-il de la confusion dans nos
pensées dans lesquelles nous aurions intérêt à mettre de l'ordre ? Ce peut être
autant la crainte de prendre froid et encore...
Cela revient à rechercher ce qui, en nous, a donné
naissance à ce rhume. " La personne que l'on aime nous a
trompé ou quitté. Question : qu'est-ce qui part de moi et qui m'a amené à vivre
cette situation ? Par exemple, il est possible que nous ayons déjà trompé une
personne qui nous aimait. Il est possible que nous n'ayons pas accepté
l'adultère de notre père. Il est possible que l'on ne se croie pas digne d'être
aimé ou tout simplement aimable. Il est également possible que nous entretenions
constamment la peur d'être trahi ou abandonné ou encore que nous ayons eu envers
cette personne une attitude étouffante... et encore !
Il peut y avoir plusieurs possibilités. Nous sommes
cependant seul à pouvoir en reconnaître la cause et à y remédier.
Apprendre à assumer notre responsabilité, c'est choisir
la porte de sortie de la prison de la rancune et de la culpabilité.
Dans la rancune, on rend l'autre responsable de la
souffrance que l'on a vécue. On lui ferme notre cœur et l'on nourrit parfois
même des projets de vengeance contre lui.
Dans la culpabilité, on s'accuse, on s'attribue tous les
torts, on se rejette et on cherche à se faire souffrir pour se déculpabiliser.
Le fait d'être responsable nous permet d'accepter la part
qui nous revient et de remettre aux autres la part qui leur revient.
Ainsi, pouvons-nous travailler sur cette partie que l'on
a reconnue en nous afin de rectifier une attitude qui nous est défavorable ou
pour intégrer une leçon importante pour notre évolution.
Bien comprendre cette grande loi de responsabilité va
nous permettre de grandir pour accéder à une plus grande liberté.
Si la notion de responsabilité nous concerne
personnellement, elle s'applique également dans nos relations avec les
autres. Mais face aux autres, envers qui et en quoi sommes-nous
responsables ? Voilà une excellente question ! Par le passé, la conception
que les gens avaient de l'amour consistait à prendre soin des autres en étant
prêt à faire abstraction de soi. Une personne qui s'occupait d'elle-même sans
tenir compte des autres était taxée d'égoïste.
C'est ainsi qu'ils prenaient la responsabilité du bonheur
des autres, croyant qu'ils détenaient le pouvoir de les rendre heureux ou
malheureux.
Si leurs enfants réussissaient bien dans la vie, ils s'en
attribuaient le mérite. Mais si, à l'inverse, l'un d'eux vivait des difficultés,
ils s'en rendaient responsables. Par exemple, si un parent apprenait que son
fils était homosexuel, ou que sa fille était anorexique, au lieu de se demander
ce que cet enfant avait à apprendre dans cette situation, il était porté à
s'interroger sur ce qu'il avait bien pu faire pour qu'il en soit ainsi.
Telle fut l'influence que nos parents avaient subie en ce
qui a trait à la responsabilité relationnelle. Aussi, n'ont-ils pu nous
l'enseigner autrement. Nous répétons très souvent les mêmes erreurs qu'eux en
remettant la responsabilité de notre bonheur à ceux que l'on aime et en se
chargeant du leur, ce qui nous conduit à vivre bien des déceptions,
frustrations, colères, conflits et parfois du ressentiment vis-à-vis de ces
personnes qui, pourtant, nous sont chères.
Comment s'en sortir ?
" en cessant de croire que nous pouvons rendre les
autres heureux ou malheureux ; " en leur donnant la liberté de vivre
leurs expériences à leur rythme et à leur manière pour qu'ils en retirent les
leçons qu'ils ont besoin d'intégrer ; " en ne répondant pas à leurs
attentes, mus par la crainte de les décevoir, de leur faire de la peine ou
qu'ils ne nous aiment pas, mais plutôt en se respectant pour mieux les respecter
; " en cessant de chercher à leur place, mais en les laissant faire
leurs propres démarches dans ce sens ; " en s'occupant davantage de soi,
leur offrant ainsi plus de liberté pour qu'ils puissent s'occuper davantage
d'eux-mêmes ; " en fixant nos limites et en faisant en sorte que les
autres les respectent; " en n'assumant plus la réalisation de leurs
désirs, mais en les laissant s'en occuper eux-mêmes ; " en cessant de
prendre les autres en pitié ou de s'apitoyer sur leur sort ; " en
faisant confiance à leurs ressources plutôt que de croire que sans nous, ils n'y
arriveraient pas ; " en les laissant faire face à leurs difficultés pour
qu'ils aient envie de s'en affranchir plutôt que de tenter de les leur éviter
par nos propres efforts.
Assumer notre responsabilité, voilà ce qui va nous
permettre de progresser le plus rapidement sur la voie de notre évolution, et
c'est fort probablement la plus belle leçon que nous puissions intégrer.
Claudia Rainville
Pour en savoir davantage sur la responsabilité
relationnelle, lire les livres " Guérir les blessures de son passé.
Métamédecine des relations affectives. " Aux éditions Quintessence et
"Métamédecine la guérison à votre portée". Visitez également le site
Web www.metamedecine.com
|
|
|