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Article d'Éric Laudière

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CONSTELATIONS FAMILIALES ET TRAVAIL CORPOREL.

À l’heure où la société est en pleine mutation, la démarche personnelle vers une meilleure connaissance de soi a pris un nouvel essor. La psychogénéalogie et les constellations familiales proposent des voies d’accès originales dans ce domaine.

 

La mémoire de nos ancêtres forme une structure vivante qui habite chacun de nous.

Notre histoire généalogique est associée à certaines sensations corporelles et régions anatomiques : elle compose notre mémoire corporelle. Cette structure est inconsciente et nous conditionne. C’est ainsi que parfois nous nous sentons enfermés dans certains comportements, certains schémas répétitifs de vie. Car à un stimulus extérieur donné correspond une réponse pré-établie qui n’est plus adaptée au moment présent et qui nous gêne dans notre évolution personnelle et collective aussi...

 

Il existe différents types de constellations familiales ; celles issues de l’enseignement d’Alexandro Jodorowski présentent l’avantage d’associer le travail sur la psyché et le corps grâce à l’énergétique. A l’image de leur initiateur, artiste et thérapeute elles nous ouvrent aussi à la dimension ludique de l’inconscient, elles nous révèlent nos ressources créatives pour réparer nos blessures personnelles.

 

Les constellations familiales prennent la suite de la psychogénéalogique et nous apprennent que l’espace qui nous entoure est chargé de ce temps, de ces cycles, que cet arbre généalogique est aussi vivant en dehors de nous, dans l’espace qui nous entoure. Il forme alors ce que l’on appelle un champ.

En constellation, nous expérimentons ce champ, nous rejoignons même un champ plus grand, celui de l’ensemble des arbres généalogiques : l’inconscient collectif.

 

Une constellation familiale permet de représenter dans l’espace un arbre généalogique à l’aide de figurants et ce dans un cadre ritualisé : le sujet qui fait une constellation choisit au hasard parmi les personnes présentes celles qui vont représenter les personnages de son arbre, morts et vivants mélangés. Il place ensuite ces  figurants  dans l’espace. Nous avons là, telle une crèche vivante, une représentation d’un arbre généalogique,  une constellation , une sorte de pièce de théâtre révélant dans l’espace les liens familiaux. Elles nous permettent de révéler la nature de ces relations, de les travailler in-situ, d’agir dans le champ créé.

 

Les constellations familiales nous permettent aussi d’avoir accès à certaines informations parfois difficiles à obtenir par un travail généalogique classique tel certains secrets familiaux, révélés par le « champ » collectif.

Et souvent une personne qui désire travailler une situation précise, même si elle ne fait pas "sa" constellation, est appelée dans une représentation lui permettant de travailler quand même cette situation.

Les constellations sont souvent une expérience troublante

 

Constellation, témoignage :

 

 Lors de mes premières constellations, j’ai éprouvé des sentiments ambivalents, parfois contradictoires, de la surprise, de l’excitation, du scepticisme et des doutes aussi !

 Qu’est ce qui se passe ?

Je ressens des sensations physiques, des émotions ?

Est-ce à moi ? Est-ce à l’autre ?

Est-ce à moi et aussi à l’autre ?

La palette des ressentis physiques est très étendue : chaleur, froid, douleurs, tensions musculaires, vertiges, nausées, douleurs de ventre, tremblements, tous ces maux qui sont là…Pas encore la parole, les mots…Les maux cherchent leurs mots !

Toute la palette des émotions aussi !

Dans leur expression simple plus ou moins intense !

La peur, la colère, la tristesse, souvent la joie, l’amour, et quand il est là, après souvent bien des péripéties, des rebondissements, c’est si bon !

J’ai vécu parfois des instants très forts où le partage des ressources communes du groupe permettait une transformation, une réparation importante.

 

  La circulation d’énergie se rétablit, le champ s’élargit…Comme le vent dans les branches…Le chant des oiseaux…Le mouvement, la chaleur de la vie ? Les possibles qui se révèlent !

 

 

L’intérêt des constellations dont nous parlons ici tient au fait que le thérapeute ne soit plus aussi central, ses intuitions sont partagés par le champ pour aller vers une résolution .Ce dernier s’appuie sur ce qui est ressenti par l’ensemble des participants pour guider le travail thérapeutique ;il n’existe guère de recette pré-établies. Il est donc possible et souhaitable d’aller beaucoup plus loin que de simples jeux de rôles du genre "mets-toi là ! Et dis lui ça !" comme il se fait parfois et qui sont malheureusement aussi appelés "constellations familiales" ….....

 

En dehors de l’intérêt pour une résolution personnelle, la constellation familiale change nos mentalités et nous ouvre à cette dimension où tout est relié. Ce n’est pas le moindre des cadeaux que nous offre là cette technique, celle de nous relier à ce qu’il y a de plus grand en nous. Cela induit une façon différente d’envisager la vie.

 

Il existe une analogie entre l’acupuncture qui s’occupe de faire circuler l’énergie dans le corps afin de retrouver tout son potentiel et un état de fluidité primordiale et les constellations qui s’occupent de faire circuler l’amour et la compréhension dans l’arbre généalogique qui nous habite.

Nous pouvons, en effet, appréhender la constellation comme une entité cohérente, un corps, dont nous voulons soigner l’énergie.

À mon sens, la guérison n’existe que si elle est ressentie au niveau corporel, au niveau des sensations, en plus de la compréhension intellectuelle.

(Ce que tu ne comprendras pas dans ton corps, tu ne le comprendras nulle part ailleurs Upanishad)

 

Dans ces constellations, on considère la réponse du corps comme celle de l’inconscient. Un vrai changement est concrètement vérifié quand pour un même stimulus le ressenti est différent, quand pour la même question la réponse est corporellement différente et l’expression juste.

(Le triptyque d’une évolution réussie est : Compréhension –sensation -action)

 

Beaucoup de « constelleurs », en voulant  répondre à la demande du constellé, se contentent d’illustrer, à l’aide de personnages mis en situations, leurs interprétations psychologiques ou spirituelles ( leurs croyances ) sur le problème, C’est intelligemment illustré dans le sens où c’est  plus didactique et surtout plus édifiant, avec plus d’émotions et de sensations corporelles, qu’une conférence… Mais cela reste une sorte de consultation psychologique, qui ne permet pas de profiter de la richesse d’un vrai travail sur le champ.

Un groupe qui créé un champ commun, un ressenti pour finalement dire merci à la vie, voilà la vraie énergie de guérison, celle qui fait des miracles, les miracles quotidiens que sait faire la vie quand elle n’est pas entravée. Ce qui se passe par exemple dans les rituels des sociétés traditionnelles dites "primitives"

 

Il faut un message « culturel » pour faire évoluer l’humanité vers une culture d’amour et de paix. C’est la moitié du travail des constellations. L’autre moitié du travail c’est de guérir ce qui m’empêche de vivre cette culture dans mon corps, et là je parle d’un véritable travail corporel..

 

Les constellations permettent de revisiter notre « matrice » familiale culturelle, historique, systémique, mais heureusement elle permet aussi d’aller visiter notre devenir, notre évolution possible, en germe....

 

Interview de Pierre-Louis Besombes - « A LA RECHERCHE DE NOTRE ETRE AUTHENTIQUE »

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Article du journal Signe et Sens

 

L’homme moderne entretient une relation équivoque avec sa recherche intérieure : lorsque son être authentique se réveille et lui envoie un signe, une intuition, celui-ci s’entends souvent répondre : « je ne suis pas là, laisse un message et je te rappellerai ». L’homme moderne préfère en effet empiler des rendez-vous dans son agenda, et oublie de prendre rendez-vous avec soi-même, emporté par les vicissitudes de la vie actuelle. Tout le monde a l'heure mais personne n'a le temps ... de prendre son temps pour plonger son regard en soi.

 

Combien de fois nous mettons-nous véritablement à l’écoute de nous-mêmes ? Non pas pour entendre les pensées parasites, récurrentes du mental, les paroles prononcées par l’autre mais bien notre pensée véritable et authentique. Ce que nous sommes réellement et non pas notre apparence face aux autres.

 

Nos prothèses technologiques

N’avez-vous jamais été surpris en croisant un couple main dans la main et pourtant chacun en communication avec une autre personne via le téléphone portable ? Nous communiquons avec une relation au bout du monde par téléphone portable et nous ne communiquons plus avec notre voisin.

Le français passe en moyenne trois heures et demi par jour devant la télé. Cela représente une journée par semaine, soit un mois et demi par an. Le flot d’images déversé par cette lucarne visuelle est telle que notre pensée s’arc-boute, résiste pour finalement réagir de plus en plus mollement. Rendez-vous compte de ce que l’on pourrait faire de ce temps si on le réduisait de moitié. Mais l’homme sait-il encore occuper son temps autrement qu’avec des ustensiles technologiques ?

A cela vient se rajouter une autre formidable fenêtre sur le monde : internet. En même temps, nous fermons le rideau d’une fenêtre qui donne sur nous-mêmes.

Nous marchons vers un monde où nous serons de plus en plus entourés par la technologie. Il nous faudra prendre garde à ne pas devenir esclave des machines mais toujours veiller à en garder le contrôle. Elles sont à notre service pour faciliter notre vie, nous ne devons pas être à leur service pour qu’elles accaparent notre existence.

 

Tous ces outils sont des objets de communication, mais toujours de communication avec l’autre et non avec soi-même. L’homme n’a pas encore inventé un stéthoscope pour ausculter le fond de son être.

 

Il n’est pas facile de se relier à soi-même. Pourtant, il existe une maxime très simple et bien connue. Il est écrit sur le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi même » et donc qu’il ne faut pas chercher à connaître l’arbre, l’étoile, la pierre mais en premier lieu soi-même.

Ces enseignements sur la recherche de soi qui étaient valables pour les hommes de l'antiquité ne le seraient-ils plus pour l'homme moderne ?

 

Se déconditionner

Depuis tout petit, nous avons été conditionnés par le modèle parental, scolaire et sociétal. Sommes-nous véritablement nous-mêmes ou celui que les autres aimeraient que l’on soit ? Nous portons tous des masques. Le mot personne ne vient-il pas de Persona qui en latin signifie « masque » ? L’enfant est sincère et pur. Et plus il grandit plus son masque se développe. Les grandes personnes porteraient donc des grands masques ? Il faut se déconditionner du regard de l’autre, apprendre à désapprendre et chercher au-delà des apparences pour partir à la « reconnaissance » de notre authenticité. Socrate parlait de cet examen avec soi-même pour trouver cet être véritable, cet être bien réel logé au fond de nous-mêmes. Saint Augustin mentionnait également « cet être plus nous-mêmes que nous ».

 

La rencontre avec notre Dragon intérieur

Pour partir à sa recherche, il faut porter le regard en soi et escalader nos propres profondeurs, oser planter notre étendard dans nos entrailles là où sont enfouies nos angoisses, nos peurs, là où est tapi un monstre qui les représente symboliquement.  Dans notre imaginaire collectif ce monstre pourrait s’apparenter au dragon. Le mot Dragon, vient du grec draco qui signifie, regarder intensément. Il nous faut donc regarder avec intensité à l’intérieur de nous pour l’affronter. Ce dragon qu’il nous faudra, non pas tuer, car il fait aussi partie notre ego, mais tel Saint Georges, terrasser.

Le dragon est constitué des mêmes constituants de l’homme, car il manie les quatre éléments, il crache le feu, il vole dans les airs, il nage sous l’eau et il vit sous terre. Nous aussi, ne sommes-nous pas composé des quatre éléments, à 71% d’eau, notre corps est aussi composé de sels minéraux, sans air nous mourrons et le feu intérieur serait l’énergie vitale qui nous anime.

 

S’adresser à l’inconscient avec des symboles et des métaphores

Notre inconscient, le royaume où vit notre être profond, comprends difficilement un langage clair et rationnel. Pour entamer un dialogue avec l’inconscient, il faut utiliser des images, employer des métaphores, des symboles, des archétypes.

Une image illustre bien notre fonctionnement intérieur, c’est la métaphore du chariot.

Nous avons un attelage composé d’un chariot, de chevaux et d’un cocher. Le chariot représente le corps. Les chevaux, l’affect, ne parle-t-on pas des chevaux qui s’emballent ? Le cocher étant le mental et l’ego. C’est lui qui tire les rênes et oriente l’attelage vers la direction souhaitée. Mais tire-t-il vraiment les rênes ? Détermine-t-il vraiment les directions à suivre ? Si nous réfléchissons et dévidons notre fil à soi, nous nous apercevons qu’il existe un fil conducteur. Ce n’est pas le cocher qui tire les fils, il n’a qu’un rôle de « semi-conducteur », mais quelqu’un resté dans l’ombre et que nous avons oublié. C’est notre passager intérieur.

 

Curieusement, nous retrouvons aussi cette représentation dans les constellations du ciel auxquelles les anciens tel les Babyloniens ou encore Ptolémée avaient donné des noms. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », disait le Dieu Egyptien Hermès Trismégiste.

Ainsi nous retrouvons le chariot, ou la petite ourse composée de sept étoiles. Dans l’alignement du grand et du petit chariot, nous apercevons Pégase, le cheval ailé et tout près de là le Cocher. Quand, nous observons de plus près, nous nous rendons compte que l’étoile polaire fait partie de la petite ourse. Cette étoile polaire n’est elle pas la clé de voûte céleste ? Toutes les étoiles tournent autour d’elle et à nos yeux elle demeure immobile. Cette étoile polaire immuable ne serait-elle pas symboliquement notre passager intérieur ayant pris place dans le chariot, c’est-à-dire au centre de nous-mêmes ? Elle doit constituer notre repère en période de doutes et d’épreuves.

L’image est encore plus forte lorsque nous nous rendons compte que c’est la constellation du dragon qui serpente entre le petit et le grand chariot. Le dragon virevolte autour de nous, nous nargue, mais nous l’avons vu, qui d’autre que nous-mêmes pourra le terrasser ?  

 

Comment pouvons-nous être en harmonie avec les autres et notre environnement si nous ne le sommes pas avec nous-mêmes ?

 

La connaissance de soi (la co-naissance, la naissance partagée avec son être authentique) est un travail de longue haleine, de toute une vie. Il faut commencer par se poser une questions simple mais peut-être essentielle ? Où sommes-nous bien et en harmonie avec nous-mêmes ? Prenons du temps avec nous-mêmes afin de nous rattacher à notre source profonde. Mettons-nous quelques instants à couvert du monde extérieur pour porter notre être à découvert. A chacun sa méthode, marche dans la nature, relaxation, méditation, … Un axe de travail est de noter sur un cahier tous les signes que nous envoie notre être véritable : nos intuitions, nos pressentiments, nos curieux hasards ou synchronicités qui nous arrivent, tous les rêves qui nous marquent, tous nos lapsus ou actes manqués qui nous dérangent. Car c’est là qu’il faut creuser pour déranger nos habitudes et apprendre la langue de notre être profond. Et lorsque nous relisons ce cahier avec du recul, quelques mois plus tard, il nous arrive de comprendre pourquoi nous avons vécu tel événement, traversé telle épreuve, rencontré telle personne. Et le masque tombe…

 

Pierre-Louis Besombes

 

Pierre-Louis Besombes est l’auteur de « Spiris, le Chant de la Pierre » un roman

Rencontre avec Léon Renard

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“Apprivoisons le cancer !”

Seize ans après, le psychologue belge re-publie le livre précurseur où il dévoilait à l'époque la “médecine nouvelle” du Dr Hamer. Il pense plus que jamais que la gestion des émotions est la meilleure manière - non pas de vaincre - mais d'apprivoiser la maladie.  
 
Léon Renard est psychologue, thérapeute et président de l'asbl Objectif Santé Globale. Dans son ouvrage récemment réédité, le Cancer apprivoisé. Les ressources insoupçonnées de l'être humain ", il insiste sur l'importance de se positionner comme véritables acteurs de guérison face à ce type de maladie. Comment ? Par la mobilisation des ressources psychiques que chacun possède et par la compréhension des messages de vie contenus dans ce lourd dysfonctionnement. Une autre manière d'aborder le cancer, ne rejetant pas la médecine classique, bien sûr, mais rendant à l'être humain et dans ce contexte précis, toute sa dimension holistique.
Le cancer fait peur et condamne d'emblée une personne diagnostiquée comme telle. Quel est le regard nouveau que vous avez désiré apporter ?
Enrichi d'une expérience de plus de vingt ans, j'ai pu, c'est vrai, aborder en profondeur, tout ce qui gravite autour de la maladie, qu'elle soit bénigne ou bien plus grave, comme le cancer. Et mon intérêt, ma passion s'est toujours focalisée sur l'étude et la compréhension des facteurs psychobiologiques inhérents aux dysfonctionnements divers, à la maladie. Je me suis longtemps penché sur la pensée de Simonton, Hamer, Laborit et Le Shan et je fais d'ailleurs, dans mon ouvrage, la synthèse de leurs études respectives menées dans ce domaine tout en l'agrémentant de ma propre expérience de thérapeute. Je suis
de plus en plus convaincu que les conflits provoqués par des événements de vie, qu'ils soient conjugaux, familiaux, sociaux ou professionnels, ne se matérialisent pas " par hasard " dans notre organisme et trop peu de gens en ont la conscience. (Je rappelle que ce sont toujours des conflits dramatiques et imprévisibles vécus dans l'isolement qui débouchent sur des cancers. Lire à ce sujet la Médecine nouvelle La Quintessence du docteur R.G Hamer). On ne fait que parler du cancer aujourd'hui, les médecins se mobilisent, les études se
multiplient de par le monde monde et pourtant...le constat est là : trop de gens en sont atteints et se sentent totalement démunis face à celui-ci. C'est bien sur ce dernier point que porte ma réflexion et mon souci d'informer. Je veux combattre ce " terrorisme mental " qui consiste à maintenir et confiner le malade dans un implacable sentiment d'impuissance, de culpabilité, de dévalorisation graduelle... Car c'est justement à cause de ces divers sentiments qu'une personne empêche, peut-être, et inconsciemment, sa guérison. L'idée, trop largement admise, que le cancer tue inévitablement, affecte profondément la façon dont réagissent les malades. Bien sûr, je ne remets pas en cause les éléments " mufti-factoriels " propices à l'apparition de cette maladie, mais je pense que celle-ci n'est pas une maladie héréditaire, à virus ou à microbes mais une maladie de l'organisme total, incluant le physique et le psychique.
La maladie est une forme d'hygiène, une forme d'épuration d'un abcès émotionnel qui n'arrête pas de couler...
On l'a compris : notre corps ne serait donc pas seul en cause dans la maladie, mais encore...
Combien de décennies se sont écoulées en essayant de décortiquer les moindres parcelles de notre corps, ses réactions, contre-réactions, parfois totalement inexplicables d'ailleurs et face auxquelles les
médecins parfois restent bouche bée.
Dois-je rappeler que l'homme est un être double muni d'une partie matérielle qui est le corps et d'une partie immatérielle composée de l'âme et de l'esprit ? Personne ne peut explique ce que sont l'âme et l'esprit. Mais toujours est-il que nos émotions, notre sensibilité, et la manière dont nous les gérons et vivons jouent un rôle primordial dans notre équilibre psychique et donc physique. Si nous avons en nous le pouvoir de nous rendre malades, nous avons aussi celui de guérir. Pourquoi ne pas penser que la maladie (" mal à dit ") est même plus qu'un message ? Qu'elle n'est pas une fatalité mais peut-être une fabuleuse aventure de l'évolution des espèces et qu'elle peut être utilisée par l'être humain pour guérir et progresser vers l'éveil de sa conscience ? Vaste programme... J'aborde aussi dans mon livre la spiritualité comme donnée importante dans le processus de guérison. Celui-ci réside, à mon sens, dans l'utilisation de la faculté de s'harmoniser avec l'énergie de l'âme... J'ai écrit ce livre pour " démystifier " le cancer et pour renverser la vapeur du défaitisme, afin de renforcer notre immunité à tous niveaux.
Tout au long du livre, vous insistez sur le mot " apprivoiser " : la maladie, le cancer...
Depuis toujours, les médecins et autres personnes travaillant sur le cancer en n'excluant pas la donnée psychique, ont toujours utilisé des mots de lutte, de combat, d'agressivité par rapport à celui-ci. Tout un vocabulaire presque " militaire " était utilisé pour combattre et détruire l'ennemi. Si je reprends la pensée du Dr Hamer, on peut dire plus justement que la maladie est une partie animale, très archaïque et munie de mémoires ancestrales qui réagit en nous pour nous faire trouver une solution face à un échec, un conflit, quel qu'il soit. Et c'est à l'homme, donc, d'apprivoiser sa partie animale...Car c'est bien le conflit émotionnel passant par le corps et inscrit dans celui-ci qui provoque la maladie.


Propos recueillis par Laetitia Missir de Lusignan

Pour info :
Léon Renard, Le Cancer apprivoisé. Préface de Jean-Jacques Crévecoeur. Ed. Quintessence, 2006.
La Médecine de l'âme du docteur Edward Bach, Ed. du Rocher.
Voir aussi le site de Léon Renard: www.alasanteglobale.com

Article d'Olivier Grandrie

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L'auteur : ancien chroniqueur de la revue "nos chats" et participant de l’encyclopédie des chats, puis plus engagé dans des publications de compréhension des médecines douces ("biocontact") a suivi le courant qui au travers de son expansion a conduit à la reconnaissance de l'efficacité et du besoin des autres médecines. Il exerce ces spécialités en pratique vétérinaire ce qui est un gage de l'authenticité des cas cliniques décrits dans son livre.

L’animal Miroir d l’homme

 

Ce livre regroupe trois thèmes appréciés des médias : les animaux de compagnie, les médecines douces humaines et vétérinaires, la recherche de soi.

 

À notre époque d'errance intellectuelle entre des courants de pensées scientifiques et philosophiques, l'animal de compagnie est une assurance, un retour à la nature, un enracinement qui comble les besoins d'une humanité perplexe. L'homme est à la recherche de lui‑même et son animal favori est un miroir vivant de sa nature biologique. Il est donc fascinant de l'observer et de partager sa compagnie. L'animal c'est un corps de joie, de jeu, mais aussi de besoins et de souffrances, c'est une proximité affective de dépendance, il partage les émotions, il apporte le réconfort. Il est une promesse d'échanges qui seront authentiques. Il est certes une charge mais plus encore une "décharge" en ce sens où c'est auprès de lui que l'état de stress de son maître s’apaise que sa dépression se calme, que le sentiment de solitude disparaît. L'animal dans la compagnie de l'homme répond à un besoin et il suffit de constater l'énorme expansion des activités le concernant pour en mesurer l'importance :

-       Expositions canines et félines internationales, clubs de races, agility, hypermarché de l'animal, revues spécialisées...

-       La photo d'un animal nous attendrit, la vie des animaux a toujours autant de succès auprès des spectateurs...

-       La médecine vétérinaire est plus performante pour répondre aux demandes toujours plus pointues et légitimes des maîtres.

Ce livre apporte un éclairage nouveau sur l'incidence d'une proximité humaine dans l'apparition des maladies aux animaux domestiques. La ressemblance maître chien a été traitée dans le domaine humoristique. Dans ce livre de nombreux témoignages exposés sous forme de cas cliniques révèlent le sérieux du constat des similarités pathologiques entre le maître et son animal.

 

D'origines géographiques et culturelles éloignées, les médecines douces représentent pour beaucoup un mystère qui est entretenu par un vocable inadapté à notre époque. Comparer les différentes médecines c'est les soumettre aux connaissances actuelles pour en trouver une organisation commune. Dans la pratique vétérinaire l'effet placebo s'élimine d'emblée, la compréhension des mécanismes opérants en est facilitée. La médecine appliquée dans un pays est signifiante, elle renseigne sur les modèles de représentation que les habitants dans leur culture ont d'eux-mêmes. Les différentes médecines pratiquées dans le monde sont autant d'approches dans l'avancement de l'homme vers une connaissance plus globale de son être. Ce livre apporte un éclairage nouveau sur les médecines douces. En les comparant se dévoilent leurs fondements qui révèlent des lois qui s'appliquent de tout temps au monde biologique. Ces lois relient les médecines mais aussi les êtres, un mathématicien du début du siècle en avait établit les équations dans la théorie générale des systèmes.

 

La question fondamentale qui pousse l'humanité dans la recherche est "qui suis‑je". De là naît un dynamisme fait d'interactions multiples avec tout ce qui l'entoure. La première réponse est cherchée spontanément dans l'extérieur, c'est à dire le monde phénoménal dont l'analyse apporte des modèles de compréhension. Mais l'analyse en isolant les composants s'expose à une perte des rapports et des liens d'interactions, ce qui fausse le résultat. S'en apercevoir c’est modifier le regard sur les phénomènes en cherchant les processus interactifs qui unissent les composants. Ce livre apporte un éclairage sur nous‑ même qui n'est pas si nouveau puisque les traditions affirmaient quelque organisation intérieure qui se confirme en médecine énergétique aussi. Nos illusions isolationnistes enfantines entretenues par l'apparence cèdent difficilement. La compréhension que des processus organisateurs ont agi avant nous c'est à dire avant le "je pense donc j e suis", à travers nous (organisation de la planète) et au delà de ce que nous sommes actuellement (évolution de l'humanité) nous responsabilise plus encore sur notre part active et maintenant consciente de l'évolution. Ce livre permet un regard réflexif ; à travers l'animal c'est l'homme qui se cherche et finalement naît à lui même.

 

Tous ces thèmes traités apportent des réponses d'autant qu'ils sont accompagnés d'histoires vécues qui en assurent la fiabilité et le rationnel. Ce livre n'est pas un glossaire. Une progression au cours de la lecture amène petit à petit à reconsidérer les croyances fondamentales. Se libérer des dogmes c'est s’ouvrir aux possibilités de l'imaginaire curatif, c'est reprendre sa vie en main, c'est comprendre que de nombreux choix se présentent pour solutionner les difficultés. Ce livre s'adresse donc aussi bien aux détenteurs d'animaux domestiques qu'aux curieux des méthodes curatives, et qu'aux chercheurs de vérités existentielles.

Un article de Sylvain bélanger dans Soleil levant

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Vous pouvez télécharger l'article en PDF (2 mo)

Interview de Jean Pierre Garitte avec la revue BioInfo, en belgique en 2007

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Interview BIOINFO

Racontez-moi les débuts de votre recherche dans ce domaine et les découvertes étonnantes qui vous ont mené sur votre chemin de vie…

 

L’origine de cette recherche se situe précisément au fond d’un caisson d’isolation sensoriel vertical au cours d’un week-end de l’Ascension 1985. C’était au château de Chamarande, le caisson était expérimental, le couvercle mal fixé et après une expérience d’immersion quasi extatique, le couvercle m’a assommé et replongé sans masque dans le caisson.

C’est cette expérience de mort-renaissance qui est le point de départ de cette démarche et qui marque la rencontre frappante avec les matrices périnatales de Stanislav Grof.

L’étonnement par la suite a été permanent en constatant que ces matrices s’accordaient avec de nombreuses approches aussi bien psychologiques ou psychanalytiques que philosophiques ou spirituelles et qu’elles permettaient de définir une représentation de la dynamique émotionnelle particulièrement fonctionnelle.

 

Votre ouvrage : Matrices Emotionnelles & Révolution personnelle. Tout un programme ! Quelles sont ces matrices émotionnelles dont vous parlez ? Pourquoi utilisez-vous le terme de « matrices ». Un double sens ?

 

Ces matrices sont des principes organisateurs de notre psychisme. Elles s’activent au cours de la vie intra-utérine, de la conception jusqu’à l’expulsion, d’où le terme de matrice et elles sont au nombre de 4 : la Fusion-Prison, la Peur-Insatisfaction, la Colère-Impuissance et la Tristesse-Séparation.

Ces organes émotionnels vont se développer au cours de la croissance et s’enrichir des traces laissées par les différentes expériences émotionnelles et les nombreuses expériences relationnelles que nous vivons. Avec les soupapes émotionnelles, orale, anale et génitale, elles animent la dynamique émotionnelle et elles façonnent la personnalité d’un individu.

 

Et comment celles-ci peuvent elles aboutir à une révolution personnelle ?

 

 Ces matrices émotionnelles n’aboutissent pas à une révolution. Elles nous maintiennent au contraire dans le royaume de l’ego et de l’égoïsme, entre quête de fusion et quête de plaisir, dans un cycle de répétition. Or, cet ego ne constitue que la partie superficielle de notre identité. La révolution personnelle, c’est précisément apprendre à se libérer de ces liens de dépendance suscités par les matrices et les soupapes émotionnelles pour entrer en relation avec une partie plus profonde, une facette plus intime de notre identité.

 

Vous animez régulièrement des ateliers « paroles et musique ». C’est à dire ? Comment cela se passe t il ?

 

Ce sont des groupes d’écoute, littéralement. A partir des différents chapitres de la dynamique émotionnelle et de la révolution personnelle, nous avons élaboré, avec mon collègue Jimmy Eerebout et plusieurs compositeurs, des documents sonores réalisés en « holophonie ».

L’écoute de ces documents et le partage des témoignages qu’ils suscitent, constituent la trame de ces séminaires « paroles et musique » 

 

Y a t il une place pour la spiritualité dans votre approche destinée à établir une relation plus intime avec son Soi profond ? La spiritualité n’est pas sans importance dans une démarche de connaissance de soi…

 

La révolution personnelle est précisément une démarche spirituelle. Mais il s’agit d’une spiritualité sans chichis ni froufrous, une spiritualité au présent, au quotidien, dans les gestes même de la vie quotidienne. Vivre ici et maintenant, libre et responsable avec acceptation et bienveillance, tels sont les fondements de cette démarche spirituelle.  

 

Pourquoi dites vous que votre démarche se situe entre philosophie bouddhiste et principes libertaires ?

 

La première « noble vérité » est la réalité de la souffrance. La dynamique émotionnelle inscrit cette souffrance à la base même de l’ego.

La deuxième « noble vérité » concerne la cause de la souffrance, le « désir insatiable » et l’ « attachement » égoïste. Ils correspondent à la quête de fusion et la quête de plaisir qui animent cette dynamique.

La troisième « noble vérité » soutient que cette souffrance peut-être soulagée à la condition de « lâcher-prise » nos désirs et nos pulsions égoïstes. C’est le principe même de la révolution personnelle.

La 4ème noble vérité, c’est le mode d’emploi. Le mode d’emploi de la révolution, c’est la règle du respect et la bienveillance. Voila pourquoi cette démarche rejoint la philosophie bouddhiste.

 

Par ailleurs, le premier principe libertaire c’est « ni dieu, ni maîtres » et pour faire sa révolution, c’est à dire pour aller vers plus d’authenticité et vers plus d’engagement, il n’est pas nécessaire de croire en un quelconque dieu ni de se soumettre aux enseignements d’un quelconque maître. C’est une révolution qu’on peut engager par soi-même ; c’est une révolution personnelle !...

 

Quelque chose de particulier à transmettre à nos lecteurs du Bioinfo ?

 

Faire sa révolution, c’est appliquer la règle du respect : d’abord, se respecter ; ensuite, se faire respecter ; enfin, respecter les autres. Alors, bonne révolution à tous !...

 

Conférences lieux et dates prochainement à Bruxelles ou ailleurs ?

 

Un cycle de conférences va être mis en place au cours du dernier trimestre 2007 et du premier trimestre 2008. Par ailleurs, 4 séminaires résidentiels de 5 jours seront organisés au cours des congés scolaires 2008 et ils se dérouleront vraisemblablement à la communauté tibétaine de Tihange.

Qui veut devenir centenaire ?

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On ne présente plus Daniel Gramme ! Collaborateur assidu de votre revue Valériane, conférencier régulier de votre salon Valériane, cet expert en naturopathie et en herboristerie a pignon sur rue, depuis plusieurs décennies, dans un quartier populaire du bas de Seraing. Il y prodigue, autant que faire se peut, de judicieux conseils qui améliorent la santé… Voici son nouveau livre, intitulé Centenaire ? Pourquoi pas ! Il nous y révèle comment vivre longtemps grâce à la naturopathie…

  

Propos recueillis par Dominique Parizel

 

 

 

Daniel, d’où te vient cet intérêt pour les centenaires ?

 

Cela fait maintenant une trentaine d'années que j'observe les gens en bonne santé et que j'essaie de savoir pourquoi ils le restent. Evidemment, celui qui a une prothèse de la hanche ou qui prend une demi-douzaine de médicaments, m'intéresse aussi, mais pour d’autres raisons. Au niveau de l'observation, c'est moins passionnant… J’épluche également un grand nombre de revues scientifiques que je classe, au fur et à mesure des années. J'ai ainsi accumulé une large documentation concernant les centenaires : revues, livres, articles de journaux, sujets sur Internet, etc. L'aspect de la longévité m'intéresse de manière spécifique et j'ai finalement décidé de regrouper tout cela, de synthétiser l'ensemble de mes réflexions et de mes observations dans un même livre.

 

Nous avons, dans Valériane, la primeur de certains chapitres de ce livre ?

 

Certainement, et notamment les articles concernant le cholestérol... Mais beaucoup d'autres aspects sont traités dans le livre. Je parle des gènes, par exemple ; la longévité a-t-elle une cause génétique ? Est-ce parce que mes parents sont très âgés que, moi aussi, j'ai une chance de vivre vieux ? Il faut bien constater – et le simple bon sens suffit pour cela - que c'est surtout le mode de vie qui est primordial. Quelqu'un dont les parents ont plus de nonante ans, mais qui mange n'importe quoi et vit n'importe comment, n'a évidemment que très peu de chances de vivre aussi longtemps qu'eux… On s’en doute. Ce serait un peu trop facile !

 

Tu as donc isolé toute une série d'aspects essentiels du mode de vie ?

 

Oui. Ce sont d’ailleurs les facteurs primordiaux du mode de vie. Il y a d'abord la nourriture. Il est évidemment essentiel de manger bio et nous devons vraiment aller de plus en plus dans ce sens, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas. Evidemment, beaucoup de ceux que j'ai observés ont bénéficié d'une nourriture saine pendant la plus grande partie de leur existence. Ils ont donc une toute bonne base. Mais il y a d’autres aspects : la plupart des gens en bonne santé que j'ai pu suivre n’ont, par exemple, jamais suivi de régime particulier, mais ils ont toujours mangé de manière très équilibrée, à heure régulière et sans exclure aucun type d'aliment.

La première règle à suivre est donc de s'abstenir de tout régime sévère où on supprime la plupart des choses ! La deuxième règle est de manger de tout, sans se suralimenter, mais à heures régulières. Il faut donc absolument s'abstenir de grignoter. La troisième règle est de n'abuser de rien : ceux qui abusent de drogues, de médicaments, d'alcool, etc. courent clairement de gros risques. Ceci dit, les gens qui vivent vieux sont souvent de bons vivants : ils aiment manger un peu de chocolat ou même boire leur petit verre de vin ou de whisky, mais sans abus…

 

S'ils vivent vieux, c'est fatalement qu'ils ont du plaisir à vivre ?

 

Evidemment. Mais ce sont également des gens qui ne font pas de sport ; ils ont une vie régulière au sein de laquelle l'exercice est pratiqué naturellement, la marche notamment. Ce n'est pas que je déconseille la pratique du sport, mais je vois beaucoup de sportifs se plaindre de douleurs, telles que l'arthrose, des inflammations, des décalcifications... Le sport pratiqué sans préparation adéquate n'est pas toujours une bonne chose. Si un gars comme moi se met soudain à faire du jogging, il est clair que je risque la crise cardiaque parce que mon corps n'y est pas du tout préparé. Si la marche ne présente aucun danger, courir sur un sol trop dur, par exemple, est déjà beaucoup plus problématique...

En général, ce sont des gens qui ne consomment pas de médicaments ou, en tout cas, pas avant un âge avancé. Ils ont donc vécu toute leur vie sans médicaments, sans vaccins à répétition et sans dépistages fréquents pour telle ou telle maladie. Bref, ce sont des gens qu'on a laissés tranquilles car tout cela n'existait pas à leur époque. Il n'y avait pas non plus de pollutions électromagnétiques dont on connaît encore très mal l'impact réel sur la santé humaine... Il y a encore un élément qui peut paraître choquant mais qui est bien réel : il y avait, à l'époque, davantage de sélection naturelle et seuls les plus forts survivaient ! De nos jours - et avec raison, j’insiste -, quel que soit le mal dont vous souffrez, on vous fait vivre...

 

Tu insistes également beaucoup sur la nécessité de stimuler l'immunité naturelle ?

 

Il est clair que disposer d'une bonne immunité naturelle évite pas mal de problèmes, notamment en ce qui concerne les infections à répétition. Par contre, la mauvaise habitude de donner beaucoup d'antibiotiques contribue à la destruction de la flore des intestins. L'immunité est une chose capitale, notamment dans les cas d'allergies et dans les cas de cancer... Nous avions d'ailleurs réalisé, à ce sujet, une série d'articles dans Valériane (Valériane n°s 68, 69 et 71) pour expliquer ce qu'il faut manger et comment il est nécessaire de se comporter afin de la stimuler. J'insiste également sur tout cela dans mon livre car je vois trop de gens qui sont sans arrêt sous antibiotiques.

 

Tu as personnellement connu de nombreux centenaires ?

 

Je cite notamment le cas de Monsieur Ledoyen, un citadin qui a vécu jusqu'à l'âge de 106 ans. Ce qui démontre bien qu'en observant certaines règles simples, on a de bonnes chances d'allonger fortement sa vie, même si on habite dans la grande ville "polluée". Monsieur Ledoyen était une bonne fourchette. Il mangeait de tout et buvait même régulièrement son whisky, dont il disait que c'était le "lait des vieillards". Il se levait vers neuf heures du matin et buvait un verre de lait chaud avec du miel ; il ne mangeait que deux ou trois heures plus tard. Il avait trouvé le rythme de vie qui convenait à son organisme. On aurait d’ailleurs dit qu'il avait découvert tout seul les principes de base de la naturopathie : il prenait des protéines de bonne qualité - viande, oeufs, poisson - et ne mangeait jamais entre les repas. Il marchait beaucoup et a même fait un peu de gymnastique, sur son palier, jusqu'à l'âge de 103 ans ! De plus, son appartement était situé dans une maison un peu à l'écart de la rue ; il n'était donc pas trop affecté par les bruits de la circulation...

Je cite également d'autres centenaires étonnants, comme ce cubain qui prétendait qu'il fallait rire cent fois par jour, ou l'Américain qui a pris sa retraite à cent ans, et qui a même été félicité par l'ex-président Bush... Autant de cas particuliers de gens qui étaient parvenus à découvrir leur propre rythme de vie.

 

Tu mets également l'accent sur la bonne santé mentale ?

 

De plus en plus de gens sont fatigués, déprimés, coupent les cheveux en quatre... L'alimentation est également prépondérante en matière de santé du cerveau. Je parle donc de la qualité des protéines et des vitamines, je conseille des plantes et des minéraux intéressants... Les protéines et les bonnes graisses sont indispensables au bon fonctionnement du cerveau. Sauter des repas est donc très mauvais et grignoter l'est encore plus. Il est primordial de manger à heures régulières afin de s'assurer que le cerveau soit nourri en permanence de bons éléments. Manger du pain blanc est problématique, à ce niveau, car il est dépourvu de vitamines essentielles : B1, B2, B6, etc.

Il faut également éviter de manger moins sous prétexte qu’on vieillit. Beaucoup de gens pensent malheureusement que c'est une chose normale et se retrouvent en état de dénutrition. En vieillissant, le corps absorbe moins, notamment les protéines. Donc, si en plus on mange moins, on perd notamment de la masse musculaire et donc de l'immunité. Dans un tel contexte, le moindre incident – un simple choc ou même une banale opération – peut vite être fatal car le corps n'a plus de réserves. J'insiste donc sur le fait qu'il faut continuer à bien manger, même quand on prend de l'âge...

 

Si on te suit bien, il faut être un peu égoïste pour espérer devenir centenaire ?

 

Il faut, en tout cas, éviter de se tracasser inutilement pour un rien. Je dirais plutôt que ce sont surtout des gens qui s'occupent avant tout d'eux-mêmes qui ont de bonnes chances de devenir centenaires. Je donne d’ailleurs, dans mon livre, quelques recettes de longévité.

En fait, ce sont plutôt des tests que j'ai accumulées au cours de mes trente années d'observation. Ils consistent essentiellement à vérifier l'état général de la personne, ce qu'on appelle souvent le "terrain". Ils sont très simples et chacun peut aisément les réaliser.

On peut, par exemple, mesurer le tour de taille au niveau du nombril avec un mètre ruban. Plus on accumule de graisses à cet endroit, plus les risques d'incident cardiaque et diabétique s'accroissent. On a ainsi pu établir statistiquement le tour de taille qu'il faudrait ne pas dépasser : il est de 102 centimètres pour l'homme et de 88 centimètres pour la femme. Aujourd’hui, on a même tendance à baisser ces normes : 97 centimètres pour l'homme et 80 pour la femme !

Il y a aussi le fameux test du "timbre poste" pour les hommes : il s'agit d'un dispositif placé autour du pénis et qui permet, surtout aux hommes de plus de quarante ans, de vérifier s'ils ont des érections spontanées pendant la nuit. Or cela, c'est toujours un bon signe ! Par contre, que tels « événements » ne se passent jamais, cela peut indiquer des troubles d'ordre vasculaire. On peut également vérifier la fréquence cardiaque à l'aide d'un petit tensiomètre. On estime qu'au repos, il ne faut pas dépasser septante-cinq battements par minute. Au-delà, le coeur se fatigue et il vaut mieux le signaler à son médecin. Il y a évidemment d'autres tests qui sont décrits dans le livre...

 

Daniel Gramme, Centenaire ? Pourquoi pas ! – Vivre longtemps grâce à la naturopathie, éditions Quintessence, 2009.

 

Article de Jean-Marie Landouzi

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Mal de dos, Mal du siècle. Combien de fois n'avez-vous pas entendu cette phrase ?

Pourtant le XXè siècle est passé, le deuxième millénaire est achevé et l'homme souffre toujours du dos. Depuis qu'il est bipède l'homme souffre de son dos ! Sa position érigée et son travail sont les causes essentielles de ce mal redouté. Planté sur ses pieds il se sert de son dos pour soutenir ses bras qui lui permettent de travailler. Le quadrupède, plus équilibré sur ses quatre points d'appui, résiste mieux à la pesanteur et comme il ne travaille pas ses articulations vertébrales sont moins sollicitées que celle de l'humain.

La majorité des problèmes de dos proviennent de tensions anormales qui s'exercent sur nos articulations vertébrales et sur nos muscles. Un bon équilibre architectural du corps est le premier garant d'une posture qui évite des tensions musculaires et articulaires anormales.

Depuis longtemps déjà nous savons que la posture de l'homme est importante pour résister à la pesanteur. Une bonne position du corps permet de résister à l'effet de compression de la pesanteur en répartissant les forces sur des surfaces articulaires prévues pour résister. Les orthopédistes se sont intéressés depuis longtemps à notre équilibre assuré par nos jambes, notre bassin et notre colonne vertébrale. Un élément a été souvent omis dans cet équilibre : la tête.

Les causes du mal de dos sont nombreuses. Une des causes la moins connue est l'influence des dents et notamment celui de l'équilibre de l'engrènement dentaire et de la mandibule. Environ 35% des patients qui souffrent du dos sont concernés. L'équilibre de la mâchoire est aussi la cause de nombreuses douleurs et pathologies. Ces dernières années les médias ont attiré l'attention du public sur cette relation pourtant connue des milieux médicaux depuis 1934.

Ce livre est une première dans le sens où il explique parfaitement comment les dents peuvent provoquer un déséquilibre de la mâchoire et faire apparaître des douleurs

Nous n'avons qu'un ennemi : la pesanteur (Gabriel Matzneff).

Des travaux ont mis en évidence une relation entre des douleurs vertébrales et crâniennes par un déséquilibre des articulations temporo-mandibulaires.  En 1934, le Docteur Costen, aux Etats-Unis, décrit un ensemble de symptômes provenant d'un mauvais positionnement de la mandibule et de l'engrènement dentaire.

Les symptômes localisés aux articulations temporo-mandibulaires et à la face:

Douleurs et craquements,
Limitation de l'ouverture buccale.
Névralgies faciales.
Migraines, Douleurs des oreilles.
Acouphènes ou sifflements d'oreilles
Vertiges.
Sensations de brûlures de la langue, des ailes du nez, des lèvres.
Sécheresse de la bouche.
Perlèche.

Les symptômes localisés à d'autres parties du corps :

Douleurs cervicales.

Douleurs de la gorge.
Douleurs dorsales.
Douleurs d'épaule.
Douleurs lombaires.
Sciatique.

Plus récemment le Docteur Mergui, dans son livre associe la fibromyalgie à ce déséquilibre.

En ce qui concerne le mal de dos, l'auteur a constaté qu'environ 35% des patients qui souffrent du dos de manière chronique présentent un déséquilibre de leur occlusion dentaire. En rétablissant cet équilibre les douleurs chroniques disparaissent. Le mal de dos n'est pas le seul à se manifester avec le déséquilibre de l'occlusion dentaire. Bien d'autres maladies sont déclenchées par ce déséquilibre. Mais ces douleurs peuvent avoir d'autres origines il est donc important de connaître toutes les causes qui peuvent engendrer ces douleurs. Dans un chapitre spécial, les causes diverses sont citées ainsi que la manière dont le déséquilibre dentaire intervient.

Que l'on parle de migraines, vertiges, céphalées, sifflements d'oreille l'auteur fait une liste des causes possibles de ces pathologies permettant au lecteur une investigation personnelle sur son cas.

Les craquements de la mâchoire sont expliqués: La cause de ce claquement qui se produit en baillant, en mangeant, en ouvrant la bouche et qui est produit par la luxation d'un cartilage situé dans l'articulation temporo-mandibulaire. L'auteur nous donne les causes de la luxation et les moyens utilisés pour le faire disparaître.

Le traitement de ce syndrome est difficile. Jean-Marie LANDOUZY, ostéopathe, par un travail de vingt ans dans un service de Stomatologie du C.H.R. de Lille, avec une équipe de médecins et de chirurgiens-dentistes a travaillé sur les causes du déséquilibre de la mandibule et ses retentissements sur l'ensemble du corps. Il explique comment ce déséquilibre engendre les douleurs. Dans un premier livre destiné au monde médical il a développé son apport à cette pathologie et les techniques dentaires et ostéopathiques pour traiter efficacement les causes de ce déséquilibre.

Devant la détresse de nombre de patients atteints par cette maladie, il s'est décidé à écrire un livre pour que le grand public puisse, lui aussi, connaître cette pathologie :

  • Comment la diagnostiquer avec certitude.
  • Etablir les causes et les traitements.

Pour permettre au lecteur de pénétrer dans ce monde d'une manière douce et progressive, il raconte son travail de vingt années en l'émaillant de cas cliniques, d'anecdotes qui lui sont arrivées. Le lecteur rentre doucement dans cette histoire pour y comprendre l'ostéopathie, y acquérir des notions d'anatomie et les signes cliniques qui accompagnent cette pathologie.

L'histoire de cette recherche permet au lecteur de trouver un peu de repos dans cet univers aride de l'anatomie et de la biomécanique des articulations temporo-mandibulaire par des anecdotes, des cas cliniques qui illustrent bien les propos de l'auteur.

L'auteur a bien décomposé les mécanismes qui déclenchent le déséquilibre et les douleurs et il indique clairement comment, sur un sujet, on peut créer artificiellement les déséquilibres successifs qui entraînent la pathologie.

En développant un chapitre à toutes les maladies qui peuvent être en relation avec le déséquilibre décrit, il cite aussi, pour ces mêmes maladies, les autres causes afin que le lecteur comprenne que ces douleurs peuvent être liées à d'autres causes.

Il consacre, pour les patients atteints par cette pathologie, un chapitre sur la relation qui doit s'établir entre le patient et le praticien. Les traitements de cette maladie sont souvent longs et difficiles, il est nécessaire que les praticiens soient en harmonie avec leurs patients. Comprendre son thérapeute et en être compris est indispensable dans un traitement qui demande une complémentarité indispensable.

L'auteur consacre tout un chapitre aux différents traitements qui permettent de guérir cette pathologie. L'ostéopathie est souvent indispensable pour compléter les traitements des chirurgiens-dentistes et des orthodontistes. Il indique comment commencer le traitement et comment le conduire car il s'agit souvent d'un traitement long.

En effet, s'il est bon de trouver les moyens de guérir une maladie il est tout aussi important de s'en prémunir. Cette prévention commence dès le plus jeune âge pour éviter que leur enfant acquiert et conserve un bon équilibre de sa mandibule par des fonctions oro-faciales (respiration, déglutition, mastication) normales.

Beaucoup de parents se posent des questions sur l'orthodontie de leurs enfants, en lisant ce livre, ils comprendront pourquoi il est important de leur donner un bon engrènement dentaire afin de maintenir une posture équilibrée, éviter les scolioses et les mauvaises attitudes.

Destiné au grand public ce livre est utile aux praticiens de santé qui sont confrontés à cette pathologie complexe et difficile à comprendre. Pour cela il donne une fiche d'examen qui peut être employée par le patient comme par le praticien pour déterminer, dans un ordre précis, les causes possible des déséquilibres et comment y remédier simplement.

L'occlusion partie importante de l'Art Dentaire est une science complexe et sans entrer dans des considérations trop techniques l'auteur expose comment les dents peuvent générer le déséquilibre de la mâchoire et entraîner des troubles posturaux majeurs.

Beaucoup de personnes souffrent de SADAM : Syndrome             Algo-dyfonctionnel de l'Appareil Manducateur. Elles sont à la recherche de documents sur cette maladie. Bien que le mot S.A.D.A.M. n'apparaisse qu'au début du livre dans les différentes appellations de la pathologie. Ce livre a été fait pour eux, mais le terme S.A.D.A.M. étant trop technique pour les autres lecteurs il n'apparaît pas dans le titre. Il est cependant consacré à cette pathologie et aux patients qui cherchent une solution à leurs douleurs.

Ce livre est intéressant par une approche nouvelle de la position du corps humain et des troubles de la posture générale du corps humain. Il est facile de considérer que la posture soit soumise à la position du bassin, à une inégalité de longueur des jambes. Il est moins facile de comprendre comment la mandibule qui est l'élément le plus mobile de la tête peut, à cause d'un mauvais engrènement des dents, modifier l'équilibre du corps humain.

L'ostéopathe est en quelque sorte le biomécanicien du corps par son travail sur toutes les structures osseuses et musculaires qui soutiennent et animent le corps. Comme pour une voiture, des perturbations du parallélisme des axes, entraînent systématiquement des troubles de fonctionnement. Par ces techniques et la connaissance de toutes les articulations, l'ostéopathe permet au corps de retrouver son équilibre et sa mobilité. Cependant dans le déséquilibre de la mandibule, l'ostéopathie n'a qu'une action sur certaines causes. Elle doit être associée à la chirurgie dentaire et à l'orthodontie pour être efficace. De même le chirurgien-dentiste, confronté à un déséquilibre  de la mandibule, et l'orthodontiste, confronté à un trouble de la posture et des fonctions oro-faciales devront se faire aider par l'ostéopathe afin d'en éliminer toutes les causes.

"Le diagnostic doit précéder le traitement
 ce qui impose, dans un premier
temps
 d'avoir établi le diagnostic et
 l'on ne peut diagnostiquer que ce que l'on connaît".
(Sir William Osler)

Cette citation montre bien comment la connaissance des causes de quelque maladie que ce soit est indispensable à son diagnostic, mais aussi aux techniques qui pourront être employées pour en assurer la guérison ou le soulagement.

La médecine est une science des pannes, celles de l'organisme humain…
Mais si le médecin est un dépanneur, rien de plus, rien de moins,
il est le dépanneur d'une machine dont il ne possède pas les plans.
(Lucien Israël)

Pour être un bon dépanneur il faut avoir les plans et lorsqu'on ne les a pas il faut démonter la machine afin d'essayer d'en refaire les plans. C'est ce livre vous propose de comprendre les relations entre les dents, l'équilibre de la mâchoire et le reste du corps.

 

Jean-Marie Landouzi, Mal de dos, Mal de dent, éditions Quintessence, 2007.

 

Article de Jean Spinetta

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La chirurgie esthétique a la côte. Elle semble fasciner le public et les médias jouent de cet engouement ou l’amplifient. À juste titre ? Qui ne rêve pas d’une éternelle jeunesse ? Miroir, miroir, dis moi qui est la plus belle, demande la marâtre de Blanche Neige. Beauté, beauté, en ton nom que de sacrifices, de souffrances, d’espérances parfois déçues et parfois comblées.

 

Mais a-t-on tout dit sur ce thème ? Le plus souvent est montré l’aspect merveilleux de la métamorphose mais les dangers sont passés sous silence et les causes profondes poussant l’individu vers le scalpel de la transformation complètement éludées. Et bien, que ceux qui souhaitent réparer ces lacunes se rassurent. Les réponses existent. Elles se trouvent dans le livre « Mieux dans sa peau » de Paolo Morselli, italien, chirurgien esthétique de renom et Jean Spinetta, morphopsychologue, publié aux Editions Quintessences. Une question sous tend l’ouvrage : quelle est la relation existant entre la forme et le fond ? Entre la forme du visage et le caractère de la personne ?

 

Ces questions sont le fondement de la chirurgie esthétique.  Car avant de conseiller un patient et de choisir les options finales, il faut s’interroger sur ce qu’est véritablement la beauté. Qu’est ce que le Beau ? Ici les principaux éléments de réponse sont empruntés à Léonardo Da Vinci et ses recherches sur le Nombre d’Or gouvernant l’harmonie des formes du corps et du visage. La morphopsychologie est aussi à l’honneur. Grâce à elle, le chirurgien peut aller plus loin dans le diagnostic et dans la prise de décision des choix les meilleurs. Car le but n’est pas de faire un nez en trompette à toutes les patientes en quête d’une meilleure image. Il s’agit de trouver la clé profonde du malaise engendrant le désir de changement et de décider ensuite de l’image réparatrice la meilleure.

Dans cette étape de son travail, le chirurgien esthétique a tout intérêt à être à l’écoute du patient et à connaître la psychologie afin d’élaborer les solutions communes les plus adéquates. Il faut impérativement peser le pour et le contre car après l’opération, c’est trop tard. Lorsque le patient ne se retrouve pas dans son nouveau visage, le réveil peut être cruel et l’échec terrible.

 

Une question qui sous tend tout le livre comme nous l’avons vu est la relation existant entre la forme et le fond.

 

On se demande souvent ce qui vient en premier de la forme ou du fond. Autant se poser l’éternelle énigme philosophique bien connue : qu’est ce qui vient en premier de la poule ou de l’œuf ? Ou de la lumière et du feu ? La tradition pythagoricienne définit Dieu comme une sphère dont le centre est partout et la périphérie nulle part. Avant de se manifester, Dieu peut être considéré comme le vide absolu. Lorsqu’il se manifeste, Dieu se polarise émissivement. Il devient le Créateur, le Un. Instantanément, il projette hors de lui la création, l’aspect féminin de Dieu, le Deux. Mais ce qui est intéressant ici, c’est qu’il est dit qu’aussitôt le principe féminin créé, vient l’enfant, le Trois, le principe d’équilibre des polarités sans lequel Dieu s’opposerait à lui-même. Et ceci est fondamental : la CREATION DU 2 ET DU 3 EST SIMULTANEE. Cela signifie que la poule et l’œuf sont créés simultanément. Il en va de même du feu et de la lumière.

 

QUELLE DEDUCTION PSYCHOLOGIQUE POUVONS-NOUS EN TIRER ?

 

L’être humain a appris à envisager l’existence d’après la loi apparente de la causalité. Il pense qu’il y a des causes qui engendrent des conséquences. Cette loi a été élevée au rang de vérité absolue. Mais envisager la vie sous ce seul angle peut s’avérer complètement contre-productif.

Nous allons donc proposer d’observer l’existence sous l’angle de la simultanéité, ce qui comme nous allons le constater, va changer radicalement notre perception psychologique.

Prenons un exemple. La loi de causalité stipule que les parents, venant d’abord, mettent au monde des enfants qui sont leur prolongement biologique et dont ils sont responsables. Dans cette vision les enfants sont le produit de l’éducation qu’ils ont reçue. La vision simultanée nous indique qu’il n’y a pas de parent sans enfant. L’enfant est aussi important dans la création de ce lien que le parent. C’est à l’instant même où l’enfant naît que la mère devient mère et que le père devient père. Cela signifie que la responsabilité est partagée. Il est possible de passer sa vie à accuser ses parents de toutes les calamités, mais cette attitude n’arrangera rien, bien au contraire. Elle ancrera l’enfant dans le rôle fossilisant du plaintif ou de la victime. Parfois ce sont les parents qui se lamentent toute leur vie ne n’avoir pas mérité les enfants qu’ils ont eus.

 

En réalité, il n’y a qu’une question à se poser : que sommes nous venus apprendre les uns des autres ?

 

Il est important de se rendre compte que pour qu’il y ait une victime, il faut un persécuteur ou un bourreau, comme l’on veut.  Ici aussi nous pouvons appliquer la loi de simultanéité.  L’un ne va pas ans l’autre et ils naissent en même temps. La victime est le pôle passif d’un couple dont le bourreau est le pôle actif. Notre société prend faits et cause pour la victime qu’elle essaie de soutenir sous toutes les formes possibles ce qui souvent est très utile mais il devient alors tellement pratique de se réfugier derrière cette identité de victime que le sujet devient prisonnier du rôle qu’il joue. Sous l’angle de la simultanéité, les deux vont ensemble. L’un n’est pas meilleur que l’autre. Ce sont deux attitudes paralysant l’évolution, deux types de carcans suffoquant dont il faut apprendre à se défaire. Voir l’autre comme la contrepartie obligatoire pour nous obliger à faire un travail de pardon est l’unique solution. 

La victime comme le bourreau sont amenés à pardonner et à se pardonner, à aimer l’autre et à s’aimer. La libération intérieure est à ce prix. La loi de causalité est une source de compréhension de la vie extérieure d’une grande utilité dans de nombreux secteurs de la vie sociale. En ce qui concerne l’observation et la résolution des difficultés de la vie intérieure, nous considérons que la loi de simultanéité offre de biens meilleurs résultats.

Il y a un moment où il faut arrêter d’accuser les autres de tous les maux de notre existence.  Appliquer la loi de simultanéité apporte un éclairage hautement bénéfique.

 

Les aborigènes des cultures traditionnelles existant encore sur cette planète, que les Occidentaux considèrent le plus souvent comme des primitifs, ont gardé ce regard sur le monde.

Il y a quelques années, lors de conférences que je donnais en Nouvelle Calédonie apparut une femme caldoche dont l’histoire va illustrer mon propos. Nous allons l’appeler Cécile.

Quelques jours auparavant, Cécile roulait tranquillement lorsqu’elle arriva à la hauteur d’un gros camion garé sur le bas côté. Au moment où elle dépassait ce véhicule, une petite fille de six ans déboucha. Elle ne put l’éviter. Malgré tous les soins qu’elle prodigua à l’enfant en sa qualité d’infirmière, la petite fille succomba à ses blessures pendant le transport en ambulance vers l’hôpital.

Deux jours après alors qu’elle était encore atterrée par la tragédie, on sonne à sa porte. Elle va ouvrir. Ce sont les parents kanaks de la petite fille qui lui amènent des fleurs en la remerciant de tout ce qu’elle a fait pour sauver l’enfant en attendant les secours.

Ils n’ajoutent que le meilleur moyen de l’aider maintenant et de sentir la joie dans le cœur. Ils terminent l’entretien en lui demandant de venir à la messe parce que leur petite fille serait heureuse qu’elle soit présente avec les amis de son choix.

Le jour des funérailles, voilà Cécile, après beaucoup de luttes intérieures, se rendant à la messe soutenue par son mari et une autre personne. Un banc leur est réservé au premier rang et à la fin de la cérémonie, tous les membres de la communauté kanak viennent leur serrer la main pour avoir eu le courage de se rendre aux obsèques. Cécile était sur la voie de la guérison accélérée. La tragédie se transformait dans l’expérience la plus, importante de sa vie. Ce couple kanak cultivait naturellement une vision de la vie basée sur la simultanéité : la victime et le bourreau sont unis. Le bourreau peut lui aussi se transformer en victime.  Notre infirmière aurait pu passer le restant de ses jours à se culpabiliser d’avoir tué l’enfant. Elle aurait alors emprisonné l’enfant dans le cercle vicieux de la causalité.  En pardonnant au bourreau, les parents ont libéré leur fille. Ils se sont aussi libérés. Cela aurait pu prendre des années. Cela s’est fait instantanément.  Le temps n’existe pas dans le pardon. Tout le monde a gagné. La grandeur d’âme est toujours gagnante.

Ajoutons que la condescendance avec laquelle nombre de caldoches considèrent les kanaks avait été sensiblement écornée ce jour là.

 

Dans cette histoire, les caldoches sont les représentants de la loi de causalité le plus souvent régie par la tête, l’intellect alors que les kanaks appliquent la loi de simultanéité gouvernée par le cœur puisque l’autre étant un prolongement de moi-même, si je le détruis, je me détruis.  Je ne peux que l’aimer...  Même si je dois parfois me défendre, l’amour reste la loi gouvernant mon cœur.

 

 

Cette vision simultanée de l’existence s’applique aussi à la relation existant entre la forme et le fond, entre le visage et le caractère. Le livre s’appuie sur les lois de la morphopsychologie pour proposer une lecture des causes et des conséquences de l’appel à la chirurgie esthétique. Mais en réalité, ce livre va beaucoup plus loin et invite à une réflexion sur comment mettre en œuvre la beauté sous toutes ses formes dans notre existence.

Pour illustrer cet article, nous avons choisi d’aborder le cas du roi de la métamorphose physique, il s’agit bien sûr de Michael Jackson.

 

ETUDE DU VISAGE DE MICHAEL JACKSON

 

Les mêmes questions reviennent toujours en matière de chirurgie esthétique : change –t-on la forme physique parce qu’on est mal dans sa peau et comment va-t-on vivre le nouveau visage ?

 

Dans le cas d’un artiste connu au niveau planétaire, on ne peut exclure des pressions d’ordre commercial. L’équipe dirigeant sa carrière a très bien pu au départ l’inciter à faire quelques retouches destinées à améliorer son look. Si c’est le cas, l’artiste s’est pris au jeu. Mais plutôt que de nous répandre en conjectures, nous allons appliquer cette vision de la simultanéité pour essayer de comprendre avec beaucoup d’humilité la trame des changements physiques radicaux vécus par ce grand artiste. Cela signifie que Michael Jackson devient ce qu’il est.

Les grands artistes savent sortir du temps et montrent le chemin du paradis de l’éternel présent au public. Ce paradis de l’éternel présent est celui de l’enfant qui vit si bien hors du temps ! C’est le paradis de Peter Pan qui voudrait rester éternellement enfant et qui rejette le monde des adultes incapables de le comprendre et de l’aimer. Pire, l’adulte voit simplement dans l’enfant celui qu’il voudrait qu’il soit. L’enfant devient alors un jouet projectif existant pour son apparence extérieure et non pour sa valeur intérieure profonde. Les valeurs intérieures disparaissent. Seul compte l’apparence extérieure : la forme triomphe du fond. 

La valeur du talent disparaît. Seul compte la quantité de dollars que le talent rapporte. Éternelle tragédie des enfants prodiges aimés pour le prodige et pas pour la part d’humanité qu’ils portent en eux. Michael Jackson enfant a un visage complètement dilaté avec une bouche très grande et charnue, un nez extrêmement large indiquant d’énormes besoins affectifs et de grands yeux complètement ouverts sur le monde. Il respire le besoin d’amour. La dilatation du cadre et l’aspect réagissant des récepteurs sensoriels indique une plasticité totale, une impressionnante faculté de fusion avec le monde extérieur, fusion qui génère une remarquable faculté d’imitation. 

 

C’est un danseur hors du commun servi par une vivacité et un sens du rythme hors normes. Le revers de la médaille est la totale incapacité de se protéger des agressions qui se retrouvera plus tard dans la peur viscérale des virus, c’est à dire des agressions invisibles. L’objectif est de se faire aimer à tout prix. LE REGARD QUE L’AUTRE POSE SUR LUI REVET UNE IMPORTANCE FONDAMENTALE. Peut-être est-ce là la source de la future mutation.

C’est son talent qui fait qu’on l’aime. Et qui lui permet de sortir du temps quand il danse ou chante. Mais le monde des adultes est hostile. L’œil gauche de Michael chavire indiquant un état dépressif latent. La solution est de se couper du monde des adultes et de devenir un éternel enfant, attitude que la psychologie qualifie de complexe de Peter Pan avec ses trois syndromes : refus du monde des adultes, refus de grandir et refuge dans l’imaginaire de l’enfant. Il faut alors se créer un environnement féerique qui sera le paradis des enfants où vivront uniquement des enfants et des animaux. Ainsi naît Neverland, le paradis dont le temps est banni. Son maître d’œuvre est Bambi (surnom donné à Michael), autre héros enfant de l’œuvre cinématographique de Walt Disney.

 

Dans le visage de Michael enfant, le terrain prédisposant à un complexe de Peter Pan est indiqué par tous les traits de fusion avec l’environnement.

Chez Michael Jackson adulte, après les nombreuses opérations, il est marqué par tous les signes de fixation à la petite enfance dont le plus évident est le petit nez enfantin indiquant une affectivité immature avec un besoin compulsif de recevoir de l’amour. Ce nez est complètement à l’opposé de son nez d’origine d’une totale générosité. Les deux caractéristiques affectives : la générosité et la demande permanente d’amour pour coexister sont souvent vécues en alternance.  Le piège est de donner matériellement pour pouvoir être aimé affectivement : être aimé pour ce que l’on a plutôt que pour ce que l’on est, pour l’image plutôt que pour le contenu. 

C’est le grand piège des origines. 

La compensation à la difficulté d’être aimé est de se faire aduler par la foule. L’autre composante du complexe de Peter Pan est l’immaturité sexuelle.  L’enfant est fixé au stade pré oedipien. Une des conséquences est l’apparence androgyne de l’adulte resté enfant.

C’est l’autre caractéristique du visage du deuxième Michael. La composante féminine a envahi son visage de mutant.  Les trais négroïdes enfin ont été éliminé comme pour signifier la rupture définitive avec l’image des origines alors même que tout indique la fixation aux origines.

 

GRAND PARADOXE DE LA VIE HUMAINE : CE QUE L’ON VEUT FUIR NOUS RATTRAPPE PAR TOUS LES BOUTS JUSQU’À CE QUE NOUS L’AYONS RÉGLÉ. Dans le visage de Michael Jackson, l’expression traquée du regard est inquiétante et paraît indiquer qu’une pathologie importante s’est installée. Car refuser à tout prix le temps qui passe pour rester un éternel enfant est un exercice périlleux. Lorsque nous avons avancé que Michael Jackson est devenu ce qu’il était, nous voulons dire que toutes les opérations ont abouti à rendre flagrant le complexe qui l’habite.

C’est l’application de la loi de simultanéité en psychologie : nous devenons ce que nous sommes. La forme et le fond ne font qu’un.

Le complexe de Peter Pan est cependant une caractéristique des grands artistes. Car l’œuvre d’art exige le retour à l’âme d’enfant. Mais souvent l’œuvre avorte car le refus du monde des adultes empêche les adultes de reconnaître l’œuvre. Ou bien c’est l’artiste qui est rejeté. On cherche à le condamner. A juste titre ou pas ? Peut importe.  Car ceux qui sont différents dérangent.  Particulièrement ceux qui font rêver dans un monde où l’imaginaire est banni.

Lorsqu’un individu devient une star planétaire, cela a un sens. Quel est le message que l’inconscient collectif amène à l’humanité par son intermédiaire ?

 

Michael Jackson est une icône de la conception de la réussite aux Etats-Unis comme par exemple Marilyn Monroe, criblée elle aussi d’opérations esthétiques, et dont le cas est abordé dans « Mieux dans sa peau ».  Au pays de l’argent roi, avec l’argent tout est possible, tous les handicaps peuvent être surmontés, même le pire de tous sans doute : la négritude. La seule chose que l’argent n’a pas encore réussi à racheter est la mort. D’où le succès galopant de la chirurgie esthétique qui en faisant reculer la vieillesse donne l’illusion que la mort s’éloigne.  Mais l’illusion est fugace et les fantômes rôdent.

 

L’être humain est en quête du bonheur que la perspective d’une mort inéluctable semble rendre impossible. Extérieurement cela est vrai, mais nous sommes loin d’avoir triomphé de tous nos obstacles intérieurs.  Un univers intérieur sans limites nous habite. Il déborde de richesses insoupçonnées et de solutions inattendues.  Et il n’y a pas d’autre choix : si une solution existe à la peur fondamentale résumant toutes les autres, celle de la mort, elle ne peut être qu’à l’intérieur de nous. Nous sommes condamnés à un travail intérieur si nous voulons avoir une chance de trouver le bonheur. Et cela vaut bien la peine d’essayer !